Od., I, 356-562. Vers répétés au chant XXI
ordinairement cette leçon en pratique. Cette toile qu'elle défaisait chaque nuit à la pensée d*Ulysse, elle la faisait, disait-elle, pour préparer la sépulture de Laérte, craignant les reproches des femmes delà Grèce, si elle laissait mourir le vieillard sans ce dernier vêlement. Andromaque, Hélène, avaient tissé des voiles ornés de broderies mervdlleuses, tout en présidant aus travaux que leurs suivantes accomplissaient sous leurs yeux. L'habileté dans les ouvrages des mains, qui donnait tant de prix aux esclaves, était aussi un des mérites les plus vantés dans les jeunes filles ^ Ce n'étaient point seulement dans ces travaux que les femmes se mêlaient à leurs suivantes. La femme, intendante naturelle de la maison, prenait aussi sa part dans les soins divers du ménage. L'épouse de Nestor lui préparait sa couche. Les femmes et les filles des Troyens, quand la guerre ne désolait pas leurs campagnes, allaient aux eaux du Scamandre laver leurs vêtements ; et Nausicaa, fille du roi des Phéaciens, était venue pour le même objet vers les rives du fleuve où peu après abordait Ulysse*. Ces soins d'une autre nature qu'elle voulait lui faire donner par ses compagnes, les femmes et les jeunes vierges de son rang ne rougissaient pas de les remplir elles-mêmes envers leurs hôtes. Ainsi faisait pour Télémaque la belle Polycaste, la plus jeune fille de Nestor * ; et pendant le
1. Od., H, 97-102; Iliade, XXII, 40; Od., XV, 124; Iliade, VI, 52iî Od,, XXIY, 278; Iliade, XIII, 452. C'est dans ces occupations que les messagers des dieux trouvaient les femmes vertueuses, en l'absence des rois, comme le disait encore Valer. Flr.ccus (Argon., Il, 158):
Hanet illa virum famulasque faligat Yelleribus, tard! rcputans quse tempera belli Ante torum et longe mulcens insemnia pense.