‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 187 sur 366 · W., XXU,421,etVII · texte numérisé non relu

W., XXU,421,etVII

lard *. Les moins riches savaient donc se passer de Tesclavage, les plus pauvres pouvaient se dispenser d'y recourir; car, sans aliéner irrévocablement leur liberté, ils trouvaient à se louer comme mercenaires, soit pour la culture des champs, soit pour la garde des troupeaux', et cette position subordonnée ne parait pas avoir été pour eux sans garantie : Hésiode fait un devoir à Perses de leur payer loyalement le salaire convenu '. Ils pouvaient, d'ailleurs, se livrer à quelque industrie indépendante \ Les métiers n'avaient rien de dégradant; plusieurs même assuraient la considération qu'obtiennent, de nos jours, les artistes distingués. C'étaient principalement les arts de construction et ceux qui, par le travail, soit du bois, soit des métaux, donnaient aux palais leurs ornements, aux guerriers leurs armes les plus précieuses. Homère vante l'ouvrier habile qui fit l'arc de Pandarus * ; il nomme (et c'est là une inarque de distinction) celui qui forgea le bouclier d'Âjax S et, dans vingt autres passages, des forgerons, des tourneurs, des architectes''. L'architecte ou charpentier est

1. Timée, ap, Aihén., VI, p. 264 c. Uérodole (VI, 157) dit de mêiiip, à propos des Athéniens, que Tusage de cette sorte d^esclaves (oixtr*;) n'était pas ancien parmi les Grecs. Voyez ci-après, ch. x.

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