‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 191 sur 366 · Fvûdt 8\W tire (sva · texte numérisé non relu

Fvûdt 8\W tire (sva

L*esclavagc n'avait point de flétrissure pour ces âmes sublimes ; leur dignité se rehausse encore de tout Téclat du malheur. Elles régnent toujours parmi les autres captives; elles commandent ou plutôt elles sont volontairement servies*. La fatalité qui les enveloppait dans la condition de leurs esclaves, loin de rompre ces liens d'obéissance» semblait les rendre plus sacrés et plus chers. c( 0 maltresse» dit Tune d*elles a Andromaque, ô maîtresse! car je ne cesserai pas de te donner ce titre'; » et Andromaque répond : « Chère compagne d'esclavage, car Tesclavage tassocie désormais celle qui jadis fut reine, malheureuse aujourd'hui'. » Touchante résignation, bien digne d'un dévoûment si pur !

De tels revers devaient imposer le respect aux vainqueurs eux-mêmes. Ainsi Agamemnon recommandait Cassandre à ClytcmnestreS et la fille de Léda l'accueillait avec des paroles qui, tout en voulant être douces, rcspi-

iiidî* où çiXuv Ttv* tiocpà;

1^ TTAvraXaiva TUf^^a, etc.

(Eurip., Andr,, 156 el suiv.) i. Une vieille esclave («px<^^* Xarpi;) reste attachée à Hécube. (Voyez Eurip., Hécube j passim.)

2, AWTTOlv', é^ci TOI TCÛvCa' eu ÇlÛ^tt) TO^t

KaXsîv o\ JTTiiTrsp xal xat cikcv iq^icuv Tèv aîv, TÔ Tpwiot; rvtx' ùkcO[Uv irs'^cv.

(Eurip., Andr,, 56.) 5. il çiÀTaTy, oûv^cuXe, oûv^cuXc; '^kp tî

Ttî Tcpoçô* àvaooT} tJ^e, vûv Ji ^uarux".

(Ibid., 64. Cf. Hécube, 50.)

Tiiv^* Jaxop,i^t* TÔv xpaTcùvTA p,aiX6axû>$ Oeoc irpcoeoÔiv iù{xtvù; 'rcpoo^cpxcTai.

Exùv 'yàp cù^ci; ^ouXtcû Xp^^^^ Cu^.

(Eschyle, i(^am., 025.)

raient toujours la fierté^ : mais qu'importe à la prophétique jeune fille, quand, à travers les affronts de Tesclavage, elle entrevoit déjà les scènes sanglantes qui doivent TafFranchir et la venger I Ces ménagements, commandés par le malheur, ne l'étaient pas moins par les vicissitudes de la fortune. Qui était assuré de s'en préserver , et comment ne point compatir à des maux qu'on pouvait subir un jour? Ainsi Déjanire, mieux inspirée, s'écriait en recevant les captives d'Hercule : a Mon cœur est rempli d'une amère douleur, chères amies, à la vue de ces infortunées entraînées sur une terre étrangère, sans famille, sans parents, elles qui, nées libres peut-être, vont subir la condition de l'esclavage. 0 Jupiter protecteur! ne permets pas qu'un semblable malheur tombe jamais sur ma race, ou, s*il arrive, que ce ne soit pas de mon vivant; la vue de ces captives éveille en moi ces craintes*, d Ainsi Tesclavagc planait sur toutes les têtes ; les dieux euxmêmes l'avaient subi pour la consolation des hommes. Clytemnestre , dans Eschyle , rappelle à Cassandre la servitude d'Hercule', et le poète Panyasis chantait ces épreuves des habitants de l'Olympe : a Ce fut le sort de Cérès, le sort de l'illusire forgeron de Lemnos , le sort de Neptune, le sort d'Apollon à l'arc d'argent^ de servir toute une année chez un mortel, ce fut le sort

'Eirtt 0* {Ov}xt Ztù; ap.Y)vtTtt>; ^0{Aot{ Koivttvôi» tivat x<pvi6tt>v iroXXûv (irrà AcûXttv, orMîaoï.'i Kttioiou Pc»(toû ictXa;, etc.

(Eschyle, Agam., 1004-1015.)

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