‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 211 sur 366 · Àcp«fi.iat, champs, selon Ilésychius · texte numérisé non relu

Àcp«fi.iat, champs, selon Ilésychius

G. Otfr. Mtiller, Dor,, III, iv, 1. Les anciens dérivaient le nom du partage au sort des captifs eux-mêmes : Àfx^ApitÛTa; ^i toù; xaf dt^pôv

é^/,wptci>; p.fv Gvra;, ^ouXuOcvra; ^é xarà iroXtjxov* ^là rô xXmpMÔ^vflu ^t xXa-

A quel litre cuUivaîcnt-ils les terres, el quelles étaient leurs obligations envers leurs maîtres? Ici encore, nous trouverons une différence entre leur condition et celle des hilotes; et cette difiérence tient en partie au caractère qui distingue les constitutions de In Crète des lois de Sparte.

La communauté des Doriens, en Crète, fondée sur le même principe qu'à Sparte, n'avait pas reçu la même organisation. L'État ne s'y pose point en maître unique, revendiquant pour soi-même toute propriété et ne laissant au citoyen qu'une possession limitée dans son usage. En Crète, le citoyen est maître de ses biens. Il en jouit comme il l'entend ; il les exploite comme il le veut par ses esclaves : seulement il doit à l'État une dime qui sert aux repas publics V Cette contribution est la seule charge imposée à la propriété. A tout autre égard elle est libre*; mais, on le comprend sans peine, l'esclave pourra être d'autant moins protégé, que l'autorité de son maître est moins contenue. Peut-être, cependant, n'était-il pas entièrement abandonné à sa merci. On voit qu'à Lyctus les esclaves devaient donner pour les repas publics un statèrc d'Égine par tête*; s'ils payent, ils possèdent donc, et, sans avoir tous les profits des hilotes, il ne subiront pas non plus toutes les nécessités du commun des esclaves. Les es-

pwra;. (Callistra!e, ap. Allién., VI, p. 263.) K)«pwra; K^ttz; xx/.cOai tcù; ^ouXcu; «TTÔ Toû -^ttc^i.i'toi» irspi aÙTwv xXtipov. (Ephor., ibid.)

i. ExaaTo; twv iivcasvwv x%pi;b>v àvacpfstt rr.v ^ixâry.v et; tt.v iTotptAv xal ri; XT.; 'KÔXtta; rpoao^cj;, à; ^i%v!p.ouatv ci irpcKrrr.xoTE; rr.; îroXeca; ti; rcùç i*«<rr«v cixo'j;. (Dosiade, de Cretens. syssit., ap, Athén., IV, p. 143.)

2. Polybe, VI, 46. Les abus qui en résuKèrent el que Fauteur signale en ce passage se rapportent sans doute à un temps plus rapproché ; mais ils ne paraissent pas avoir trouvé d'entraves dans Tancienne loi.

3. Tûv ^t ^oûXcav ^xx9Tc; aii']fivftîcv ^içtt ararnpa xatà xt^oXiiv. (Atlién., r^.)

1^28 LIVRE I. CHAPITRE lll.

claves agricoles ont, d'ailleurs, comparalivement auxhilotes, une différence qui, avec la race doriennc, était bien une compensation : c'est de rester aux travaux des champs, loin du maître^ A part le service public, le service domestique, avec toutes les misères qui naissent du froissement de Tesclavage au contact de la libertés retombait généralement sur des étrangers que le Doricn pouvait acheter, puisqu'il n'était point réduit au nécessaire; et le commerce devait les amener nombreux dans Tile de Crctc, cet asile de pirates. On les appelait d*uu nom qui marquait leur origine vénale, xpj«j(I)vtqtoi, vendus*.

Les peuples plus élevés d'un degré dans le régime de la conquête conservaient plus d'analogie avec les périèques de Sparte ; sous un nom qui rappelait plus expressément leur dépendance (uzYjxcoi, soumis)^ ils avaient les mômes obligations et les mêmes droits. Exclus des institutions des vainqueurs, des gymnases, des syssities, des assemblées, ils gardaient leurs usages*; privés du droit de combattre, ils travaillaient. Des terres leur étaient laissées

1. A^cpajxioûTa; («çajxiwra;) Bi toù; x*t* i-)fpov. (Callislr., ciléci-desjus), et llésychius : A9ap.tûTai, oixerat à'Ypcïxot^ Trxpuxoi.

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