‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 215 sur 366 · Arist., Polit., Il, iv, i · texte numérisé non relu

Arist., Polit., Il, iv, i

4. KfliXXiAupict cv 2upocxo6oai{ ixXyiHacv* oi {iirtia^ftovTt; fua^^oiç, (Étymol.

et Suidas, rf. Hér. VU, 155.) Ils sont comparés aux clarotes de Crète par Eustathe (ad lliad., p. 295. Voy. Otfr. MûUer, lU, iy, 4).

5. ÉXtudfpoi oXt'yoi 0VT8; ffXttovcav kou |iti iXiuOtpwv â^tin,,. oTov iv Air&X- Xwvîa TTJi iy tû tcdvic» xaî it ^pa. (Arist., Polit., VI (4), m» 8.)

e.Hérod.'lV, 161;

Les Doriens, nous Tavons vu, n'étaient point les seuls qui eussent ainsi perpétué les suites de la victoire. Les Étoliens, guider et compagnons de leurs tribus dans la conquête du Péloponnèse, semblent avoir placé dans la même dépendance les populations du territoire d'Ëlis où ils se fixèrent, et les Thessaliens avant eux en avaient donné l'exemple. Nous Tavons dit encore : les races asservies dans leurs anciennes demeures se faisaient elles-mêmes dominantes aux lieux où elles avaient transporté leur séjour. Ainsi les Ëoliens d'Arné étaient devenus maîtres en Béotie, et de même les Achéens, assujettis par les Doriens en Laconie et en Argolide, et attachés aux travaux des champs, formèrent les villes dans TÉgialée, où ils vinrent en partie s'établir, reléguant dans les campagnes les Ioniens vaincus*. Les Ioniens de l'Attique présentèrent le même spectacle. Au sein de cette vieille race qui se vantait de n'avoir jamais changé de demeure, des familles s'élevèrent, étrangères sans doute et désignées par le nom d'Eupatrides. Elles occupaient la ville (ib âaru) *, d'où elles dominaient la population dispersée dans les bourgs ; et celte distinction, nettement définie dans la réorganisation des tribus rapportée à Ion', se laissait voir encore dans l'établissement

i. Oi (Atv iuvs; xtt|j.v)^ov uxouv, o{^' k^suf^ ^o'Xci; (xriaav. (Strab., Vllf,

p. 386.) 11 ajoute que chacune des douze villes de fÂchaïe réunissait sept ou huit bourgs dans sa circonscription.

2. Eùirarpî^ai oùto to àoru cùcoûvtk. (Bekker, Anecdoi,i p. S57, ap, Otfr. Mûller et le Grand Étymologue, v. Eùirarpt^ai.)

5. Les téléontes, probablement artisans, population urbaine; les Ao-

lôO LIVRE I. CHAPITRE III.

des classes par Thésée, qui plaçait en tête les Eupatrides et au-dessous la population agricole et industrielle^. Les mêmes faits se reproduisirent peut-être dans plusieurs des colonies éoliennes ou ioniennes comme dans les colonies doriennes. En Asie Mineure, ces petites sociétés, agrandies sur le continent aux dépens des indigènes, durent quelquefois prendre un milieu entre Texpulsion radicale et Tassociation pure et simple dos premiers possesseurs ; et il en élait arrivé ainsi chez les peuples de la grande Grèce, quelle que fût leur origine.

Cet usage, qui était particulièrement entré dans l'organisation des Ëtats doriens, n'étuit donc pas exclusivement propre ù celte tribu. 11 ne Tétait pas jnême à la race grecque. Des peuples qui ont avec elle une affinité fort éloignée le pratiquaient aussi. Les Macédoniens, comme les Thessaliens, avaient leurs pénestes' ; et dans leur voisinage, parmi les peuples de TlUyrie, les Ardiéens possédaient en masse trois cent mille prospélates, nombre exagéré peutêtre, comme d'habitude, par Atliénée (12). Les Dardaniens, et ici Texagération ne fait plus un doute, avaient individuellement, dit-il, mille serfs et davantage, qu'ils employaient comme laboureurs pendant la paix, comme soldats pendant la guerre'.

pliles ou nobleSf les égicores et les argadeSy bouviers et laboureurs, population agricole.

i. Diodore (I, 28) donne cette triple division de la population athénienne, que l'on comparait, à tort sans doute, aux castes de TEgypte. Denys d*Haiicarnasse fait allusion au partage d'Athènes entre les nobles (tÙTvarptt^a;) et la multitude, qu'il désigne sous le nom général de nutique (à'fpcîxcu;) (Ant. rom.y H, 8). Si par là on ne doit entendre que les cultivateurs, la classe des artisans se serait formée postérieurement peut-être d'étrangers ; mais elle prit rang au-dessous de Tautre dans la constitution rapportée à Thésée.

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