Ëariv taol irXcûrcc {a^^oc ^opu xat
Kal xoiXbv X«ii9iiïcv 7rpo6Xy)p.a x^**^^ TcuTtt ']fàp dtpû, rcÛTu Otpî^cù, tout» iraritt
Tôv à^6v oivov àti àp.ittXbiv.
ToÛTM it^nçTOLç {Avoia( xixXmp^u, etc.
(Alhén.. XV, p. 695, f.).
Corinthe, où les Doriens se livrèrent d'ailleurs de très bonne heure au commerce, le Cypsélide Périandre envoyai! les ci* toyens aux travaux des champs*. ASicyone, Clisthène, issu d'Orthagoras le cuisinier, élevait sa tribu, la tribu indigène des Ëgialéens, au premier rang dans TÉtat sous le nom d'archélaoi, imposant aux tribus doriennes les ignobles noms d'hyates, d'onëates et de chorëates (porchers, âniers, rustres)', noms qui marquaient peut-être dans leur condition un changement semblable à celui qui s'était f iit à Gorinthe. D'autres villes prévinrent ces révolutions par des concescessions prudentes. Argos, éclairée par une dure expérience, ouvrit son sein aux populations sans lesquelles elle eût péri; et la force lui revint avec la richesse et le travail*. Les villes achéennes, Dyme, Patrae, iËgione, finirent par atlirer à elles les bourgades qu'elles dominaient; et de même, en Arcadie, les populations opprimées dans leur isolement se réunirent en de puissantes républiques, Mantinée, Mé* galopolis, sous la protection d'Athènes et deThèbes, Thèbes, où une oligarchie jalouse excluait jadis du pouvoir quiconque ne s'était point abstenu du commerce depuis dix ans\ Athènes, où de nobles familles avaient retenu les privilèges de la royauté, virent aussi les classes inférieures s'élever au pouvoir : là, à de certains intervalles et comme par secousses, ici, par un progrès lent, mais assuré. Athènes surtout fut comme le foyer de la démocratie, aidant à l'établir partout où elle était contenue, à la défendre partout où elle était menacée, et, à ce titre, elle comptait des amis en
1. Diog. Laerce, I, vu, 5 (98), Hérad. de PonI, 5, cités par 0. Mûller.