Plut., Perte/., 12, et Xénoph., Rép.Atiién., 4, 47, etc
2. Bœckh, dans le savant ouvrage appelé par le traducteur Économie politique deê AthénienB, a clairement établi ce fait, en rapprochant le prix des objets de consommation et le taux des salaires, la dépense supposée par la population totale et la fortuue publique.
3. Des récompenses encourageaient au perfectionnement des beauxarts. (Voy. Schol. Aristoph., Grenouilles, 775.) La pratique de la méde^ cine était interdite aux esclaves par une loi d'Athènes; elle l'était aussi aux femmes, et la défense ne fut levée que pour les femmes libres et pour les soins qui réclament plus particulièrement leur secours. (Voy. llygin, fab. cclxXiv.)
4. Athén. XIV, p. 623, et les comédiens dont il est parlé dans l'argument du discours sur l'ambassade, p. 525. (Voy. Bœckh, I, 2i«)
et en plusieurs villes il y eut des maîtres institués et payés, comme les médecins, par TÉtat^ U y en eut un plus grand nombre professant en leur nom et avec des avantages fort divers, depuis Protagoras, qui, dit-on, donna le premier des leçons pour de l'argent, et se faisait payer l'instruction complète 100 mines, jusqu'à ce pauvre instituteur qui voyait se dégarnir les bancs de son école dans les mois où les fêtes plus nombreuses promettaient de diminuer ses peines sans réduire son salaire*.
Quant aux arts de la vie commune, qui doivent être le patrimoine des hommes du peuple, ils ne leur furent pas non plus entièrement refusés. La loi les élevait, quelque pauvres qu'ils fussent, au niveau de la fortune du riche par la place qu'elle leur assurait dans la conduite de l'État. « Nous ne rougissons pas d'avouer notre pauvreté, » disait Périclès, dans le brillant tableau qu'il faisait de sa patrie, en louant les guerriers morts pour elle : « il n'y a de honte qu'à n'y point échapper par le travail ; nous savons nous occuper tout à la fois de nos aifaires privées et des affaires publiques, et ceux mêmes qui doivent s'appliquer aux travaux des mains peuvent encore vaquer à l'administration*. » Il y eut toujours des citoyens dans les travaux de
1. Le texte de Platon (Protag.y p. 311), le témoignage le plus grave de Fantiquilc sur Ilippocrate, prouve que ce grand médecin enseignait son art à prix d'argent. ^ Cf. Plat., Ménex.y p. 90, où il est question de la médecine et de plusieurs autres arts ; Diod. XII, 15, et Strab. IV, p. 181, ap. Bœckh, /. /.
2. A Técole d*Hippomachus, renseignement n'était que d'une mine, d'après une anecdote racontée par Athénée, XIII, p. 584, c. (Voy. les textes relatifs à divers sophistes, dans le curieux chapitre de Bœckli, Ècon, polit, I, 21, p. 206-208.)
3. Thucyd. II, 40. Certains emplois qui* à Rome, étaient le propre des esclaves ou tout au plus des affranchis, comme celui de secrétaire, étaient chez les Grecs réservés aux hommes libres : c'est au moins ce
la campagne et de la ville. Thucydide raconte avec quel désespoir les Athéniens se virent chassés par la guerre de leurs métairies; et Aristophane, avec quelle ardeur ils attendaient de la paix leur retour aux champs S Les laboureurs, les vignerons, figurent souvent dans les pièces du poète, et toujours comme parti de la paix*. C'est Trygée, rhonnêlc vigneron, qui va redemander au ciel cette déesse si grande amie des vignes (çtXafjLTCeXaycàTiQv)* ; ce sont les laboureurs qui aident seuls à la tirer de la caverae où elle était captive, et où tant d'autres, tout en faisant mine de concourir à sa délivrance, auraient bien voulu la laisser*; et ils s'occupaient eux-mêmes de culture. Quand il est question, dans V Assemblée des femmes^ de mettre tous les biens en commun, l'une demande : « Qui alors cultivera les champs? — Les esclaves, » dit l'autre': les hommes libres demeuraient donc à ces travaux. Mais la guerre du Péloponnèse entraîna un changement dans leur manière de vivre'; et désormais, ce n'est plus qu'à un titre in-
que dit Cornélius Nepos à propos des fonctions qu'Euméne remplissait auprès de Philippe. (C. Nepos., Eum, 1.)