‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 224 sur 366 · Xénoph , Des Revenus y ii · texte numérisé non relu

Xénoph , Des Revenus y ii

5. Samuel Petit, Lois attiques, 11, v, 2; Sainte-Croix, mémoire cité,

6. Samuel Petit, ibid. La loi pénale distinguait aussi entre le citoyen

remplissant les prescriptions de la loi, les métèques étaient protégés par elle dans l'exercice de leurs métiers et de leur commerce ; et, pour plusieurs en particulier, les conditions imposées à la jouissance du domicile étaient fort atténuées. Ils pouvaient être exemptés dé leur contribution particulière et être assimilés, quant à Timpôt, au reste des citoyens (feoTsXeiç)* ; quelquefois même arriver au droit de cité*. Aussi, malgré les obligations humiliantes de leur état, malgré les exigences tracassières, et souvent les insultes du peuple athénien, la situation des métèques ne devait pas le céder à celle des périèques en Laconie. Sans qu'aucune loi de servitude les retint forcément au pays, ils furent toujours assez nombreux à Athènes dans les emplois divers du commerce et de l'industrie. A l'époque du recensement de Démétrius de Phalëre ils étaient moitié du nombre des citoyens'.

Ce n'était point pourtant cette classe de travailleurs qui faisait aux familles populaires la plus redoutable concurrence. Surveillés par une loi jalouse et retenus en deslimites de nombre que l'État se réservait d'étendre ou de restreindre au besoin, ils pouvaient se mélanger à la population athénienne sans danger de l'absorber en eux, stimuler son activité et son zèle sans jamais menacer de

et le métèque. II y avait peine d^exil pour le citoyen ((ui tuait un métèque, peine de mort pour le métèque qui tuait un citoyen. (Ibid,)

1. Voyez Harpocration^ Ammonius, Photius, au mot iaoTiXtî; ; Pollux, m. 56.

2. Athènes, jadis, avait été moins avare de ce droit, mais, depuis Solon, rintroduction d'un grand nombre d*étrangers parmi les citoyens fut toujours une mesure exceptionnelle ou révolutionnaire. Glisthène les reçut en masse quand il reconstitua les tribus ; et, vers la fin de la guerre du Péloponnèse, on y admit également ceux qui voulurent porter les armes. (Diod. Xm, 97.)

Page 1