‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 229 sur 366 · Comparaison de Pélopida&et de MarceUud>.(V* l^iut. i · texte numérisé non relu

Comparaison de Pélopida&et de MarceUud>.(V* l^iut. i

ennemis S sans se rappeler que les Grecs pour les Grecs étaient des frèi^s. Philippe lui-même^ quoique formé â Técole d'Épaminondas et modéré par politique, répudiait déjà son noble exemple, réduisant en esclavage ceux qui repoussaient par les armes ses prétentions à rhégémonie. Ainsi les Olynthiens, après la prise de leur ville, furent vendus aux enchères publiques; et, aux fôtes célébrées pour cette victoire, les Grecs venaient chercher leur part de ceux qui restaient encore entre les mains du roi*.

L'esclavage était donc suspendu sur toutes les têtes. En vain se fdt-on récrié comme l'Hélène de Théodecle : a Issue, des deux côtés, d'une souche divine, qui osera me donner le nom d'esclave*? » Les plus nobles, disaient les moralistes, doivent toujours se rappeler qu'ils peuvent subir ce joug. Les traditions des poèmes homériques, invoquées à l'appui de celte maxime, rappelaient des situations qui n'avaient pas cessé d'être vraies : la vieille Hécube forcée de traverser l'esclavage pour aller du trône au tombeau; Andromaquc livrée par la victoire au fils du meurtrier d'Heclor ; Cassandre et les filles des plus illustres maisons subissant toutes les misères de la servitude avec les opprobres qu'elle réserve spécialement à la jeunesse et à la beauté; toutes ces grandes infortunes que les tragiques produisaient sur la scène ^ avaient un intérêt toujours

fxico; ^ixaiov. (Xénoph. Mémor. Il, ii, 2.)

2. Diod. XVI, 53 et 55. La généreuse conduite de Satyrus, dont il parle en cet endroit, eut peu d'imitateurs.

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