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(Cité par Aristote, PoL I, n, 19.) 4. Eschyle, Les Sept dev, Thèbes, 308 et 309 ; Agamemnon, 1035 et passim. Sophocle, TracfUn., passim. Eurip. Andr. il ; Hécvbe, 55, 95, 351, 441, etc.; Troyenneê, 305 et pa$êim.
présent. Victimes de la Grèce par Thisloire, elles étaient grecques, ces nobles femmes, par le sentiment comme par le langage. Dans ces douleurs des Troyennes entraînées loin de leur patrie, combien ne retrouvaient point des souvenirs^ ? Combien n'entendaient point, comme un présage, ces touchants adieux que leur prête Euripide : ce 0 mon ami, ô mon époux, ton ombre erre sur les sombres rivages, sans avoir obtenu les honneurs des. libations et du bûcher; et moi, la nef marine va m'emporter de son aile rapide vers les plaines d*Argos, où s'élèvent jusqu'aux nues ces murs massifs, cyclopéens! Et nos nombreux enfants arrosent le seuil de leurs larmes, gémissent et crient, crient : 0 ma mère ! hélas ' !» Et ces paroles de VBécube : « Ah! qu'elle est dure la condition de l'esclave! Il souffre ce qui est mal, subjugué par la force', » ne s'appliquaient-elles point, par exemple, au jeune Phédon, voué à la débauche par un maître inlâme, avant que, racheté par Cébès\ il méritât que Platon mit sous ce nom flétri le plus beau et le plus pur de ses dialogues, le récit dé la mort de Socrale, les preuves de l'immortalité? Platon lui-même avait été vendu, dans Tile d'Égine, par Tordre du tyran Denys'^, et quelques autres philosophes encore, sans compter Diogènelecynique,furentesclaves*.Ces grandes misères provoquèrent parfois des actes touchants de misé-
1. Eurip. Héc., 889 et suiv. Troy., 206 et 1060. — 2. Ibid, 1080. 5. Al Al ^Xov inç xflucov irif uxtvat !
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(Eurip. Uéc, 530.)
4. Âulu-Gelle, H, 18. Selon Diogène Laërce, Phédon, d'une illustre famille et fait esclave dans son enfance, fut racheté par Âlcibiade ou parCriton. (U, ix, 1J105.)
5. Plut. De la tranquillité d âme, 13, p. 471. Diog. Laérce, HI, 19.
6. Aul.-Gell. /. /. Cf. les orateurs : Dém. c. Eubul,, p. 1304, etc.
ricorde. A tant d'exemples de l'abus de la force on est heureux d'opposer celui du philosophe Bias qui, ayant racheté de jeunes Messéniennes captives, les éleva comme ses filles, les dota et les renvoya en leur pays, à leurs parents. Elles racontèrent ce qu'il avait fait pour elles, et lui firent décerner le trépied d'airain, trouvé par les pêcheurs d'Athènes, trépied portant celte inscription : « Au Sage »S Nul ne Tavait mieux mérité.
Indépendamment de ces exemples ptivés, Athènes, la ville de la Grèce qui, par légèreté, commit le plus de crimes peut-être, mais qui, après tout, avait le plus de cœur, avait apporté quelque garantie à la condition des captifs. Une loi de l'orateur Lycurgue défendait aux Athéniens, ou à quiconque résidait parmi eux, de vendre un prisonnier fait à la guerre sans la permission de son premier maître*. En le retenant sur le seuil de l'esclavage, il semblait qu'on lui ménageât un retour plus facile à la liberté.
La guerre, à de certains intervalles, recrutait l'esclavage ; la piraterie y subvenait par une action plus continue. Cet usage, qui, en Grèce, précéda le commerce et accompagna les premiers essais de la navigation, ne cessa point entièrement quand les relations des peuples furent plus régulières et la civilisation plus répandue ; car le besoin d'es-