‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 242 sur 366 · Aris(opl). Lysistr · texte numérisé non relu

Aris(opl). Lysistr

(Sentent, monost. 260.) 5. Âristoph. Nuées, 52. Il y a pourtant dans ce mot un double sens qui pourrait faire croire que cette femme, amie du luxe et de la dépense, touchait moins à sa toile qu'à la fortune de son mari ; mais, du reste, même dans Tutopie de la communauté des biens, qui renvoie

seule non plus dans ces fonctions; comme autrefois encore, des esclaves lui venaient en aide*, et, à mesure que s'augmenl aient Taisance et la richesse, elle en accrut le nombre, les détournant, hommes ou femmes, au service de cette passion nouvelle qui avait pénétré dans les gynécées et aimait à se produire au dehors. On retrouve plus d'un esclave

de ce genre dans ces trois vers de Plante, où Ton a pu voir une traduction du grec :

Ducitur familia tota, Vestispicae, unctor, auri cusios, flabelliferae, sandaligerulœ, Cantriceis, cistellatriceis, nuntii, renuntii, raptores panis

et peni *.

Importation un peu hâtive, en effet, des habitudes helléniques dans les mœurs de Rome, qui devait surpasser un jour la Grèce en cette matière, mais ne l'égalait point encore. Le luxe avait mulliplié, dans la demeure des riches, ces beaux enfants, ornements des festins, qui allaient distribuant aux convives Teau des ablutions et les couronnes', ces jeunes filles que leurs fonctions tenaient aux côtés de leur maîtresse, comme pour la parer de leurs attraits, les noirs d'Ethiopie, plus rarement des eunuques*, et toutes ces sortes d'esclaves qui, dans les grandes occasions, grossissaient le cortège du maiire. Mais, hâtons-nous de le dire, ce n'est pas avant le temps des successeurs d'Alexandre qu'un tel luxe se serait impunément étalé aux yeux des Athéniens (17).

aux esclaves presque tous les travaux, la confection des vêtements demeure propre aux femmes. (Ecclés. 677 et 680.)

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