‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 248 sur 366 · Théopli. II · texte numérisé non relu

Théopli. II

A. Xénophon, Banquet, vu, 5 : VA 8é opx^î^'® '^?ô; 'ôv aù).ôv ax>i[AaTa t* oi; Xa'fiTj; te xal npxi xal Nûacpai rpâcvrai, TroXb àv oiaai aùrcû; ti pâo^ ^là-Yiiv xal tô oup.TTOOiGv ffo/.ù £7:txas'.Tair*pov etvat.

5. Platon s'élève dignement au-dessus de ces usages, dans le Prola* goras (p. 347, f/). Athénée (qui l'aurait cru?) n'est pas moins sévère dans son Banquet des sophistes. Il trouve que ces discussions pédantesques dont il les occupe valent bien de pareils anmsemenls (III, p. 97).

il besoin de rappeler le trafic inrâme de Nicarèle^ et ce personnage non moins vrai que la comédie produisait si fréquemment sur la scène*? Mais les sociétés modernes ont-elles le droit d'en faire un crime aux sociétés antiques, et nos temps de liberté sont-ils plus purs que ces temps d'esclavage? lisent au moins plus de pudeur. Aspasie, qui n'était pas autre chose qu'une Nicarète de meilleur ton, Aspasie, qui, par son métier (il n'était ni beau, ni honnête, dit Plutarque'), légitimait un peu ce que les comiques disaient de ses déportements personnels*, était l'amie et fut peut-être la femme de Périclès, dont elle dominait les conseils. Elle forma nombre d'orateurs*; elle fit école même pour le père de la philosophie grecque^ Socrate, dont la chasteté n'est point ici mise en question (et cela donne une plus large mesure de la dépravation de l'esprit public), la visilail souvent avec ses amis". Ses disciples venaient apprendre d'elle les conditions d'un bon

i. Démosth. c. Néœr., p. 1551. Les servantes de ces courtisanes avaient, à leur tour, des esclaves qu'elles paraissent avoir fait servir au même usage: témoin Pythionice, la maîtresse d'Uarpalus, ancienne esclave de Bacchis, joueuse de flûte, esclave elle-même de la courtisane Sinope. (Âlhén. XIII, p. 595, b.)

2. Anaxilas, Alexis, etc., ap, Athén. XQ, p. 558, et Vni, p. 567-568 ; les Adelphes et le Phomion de Térence et le plus grand nombre des pièces de Plante, imitées du grec.

iTaipoûaaç Tp^<pGua«v (Plut. PéricL 24). Athénée dit qu'elle remplit la Grèce de ces flUes, XIII, p. 569, /".

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