Cratinus et Eupolis, ap. Plut, ibid
5. Plat. Ménex., p. 235, e. Il fait dire à Socrate : Kal iptd jx^v ^t, t*
iraw (fOLÙXn ircpl pTiropucYi;, àXX' ^irtp xal ôiXXou; ttcXXoù; xal d'^xOcù; iitoirtOi piircpa;, sva ^£ xal ^la^tpcvrx tûv EX)viiv(i)v nepixXta, tôv HavOÎTr^cou.
6. Disons pourtant qu*on rappelait aussi la socratique (Athén. XIII» p. 569, /).
7. Kat -fàp SfioxparYi; iony on (urà tû>v p«)pi{&b)v ^çoira. (Plut. /• /.)
192 LIVRE I. CHAPITRE YI.
mariages et les Athéniens lui amenaient leurs femmes*, pour qu'elle leur communiquât, sans doute, quelque chose (le ce charme qu'ils trouvaient en elle, de ce talent de plaire dont elle seule avait le secret. Les courtisanes faisaient, comme toute autre chose, l'objet de transactions civiles. Quelquefois deux citoyens combinaient leurs ressources pour en acheter une', et la loi protégeait les clauses de ce contrat ignominieux : elles pouvaient donner lieu à procès^ ou bien encore ces impures contestations se réglaient par un arbitrage qui souvent ajoutait au scandale : <c Les arbitres, dit Démoslhcne dans le discours cité plus haut, décidèrent, entre Phrynion et Stéphanus, qu'elle leur appartiendrait tour à tour de deux jours l'un ; à ces conditions, ils devaient être amis à l'avenir et oublier le passé '^. »
Les esclaves de travail cl les esclaves de plaisir, entretenus par les simples citoyens pour leur usage, et plus souvent, par spéculation, pour Tusage des autres, étaient aussi quelquefois la propriété des républiques. Selon avait acheté des femmes pour foncier des maisons de prostitu*