Xénoph. Mém, 11^ m, 30. Cf. Écon. nu i
2. Katrà; ^yvaixa; àxpcaoûaEva; cl (tjvtôei; r^cv «; oùrr.v. (Plut.Per. 2i.| 5. Déinoslli. c. ?{éœr., p. 1354. Lysias, Sur un guet-apens^ p. 166;
c. Simon, p. 147-148. — On trouve en d'autres circonstances un même esclave possédé par deux maîtres (Wescher et Foucart, Inscriptions de Delphes, n* 112).
4. Lysias, Sur un guei-apens, p. 173. 11 propose de faire donner la question à la femme dont il s*agit, pour lui faire avouer si elle est ou non commune aux deux adversaires.
5. Démosth. c, Néœr.y p. 1360, et les mites de Tarbitrage, p. 1561.
DE I;EMI»L0I des esclaves. 195
tion dans Athènes*; et les lemples, principalement ceux de Vénus, dans les grands centres de commerce, avaient quelquefois des esclaves de même sorte sous le nom sacré d'hiérodules. Semblables aux bayadères de Tlnde moderne, elles étaient vouées au même culte à Éryx, en Sicile, et, sans sortir de la Grèce, à Corinthe*. La piélé des uns et le faste des autres se plaisaient à contribuer au service des lemples par des offrandes d'esclaves : c'est un usage qui remontait aux temps héroïques', usage qu'attestent plusieurs inscriptions trouvées sur les parois des sanctuaires ; et il en résulta même pour les esclaves un mode particulier d'affranchissement sous la garantie des dieux \ L'usage s'en était étendu aux temples mêmes dont nous parlions
1. Nicandre de Colophon et Philémon (dont les vers sont cités), ap. Athén. XIII, p. 569. Ces femmes avaient élevé de leur argent le temple de la Vénus publique. Les courtisanes devaient porter, selon la loi de Solon, un vêtement orné de fleurs, i'^Blm çopcîv (Suidas); les plus viles s'appelaient xaoâxêxêi; (Aristoph. Ecclét. 1106); Lucien (Hist. véril. n, 46) y fait allusion.
2. Slrab. Vni,p. 578. Nous en avons cité des exemples pour les villes asiatiques ci-dessus, p. 54.
3. Ion : « Je suis le serviteur du dieu ; toi est le nom qu'on nie donne. » — Creuse: « Est-ce la ville qui t'a consacré à lui ou bien as-tu été vendu comme esclave î » (Eurip. Ion, v, 300, 310.) Manto, fille de Tirésias, et d'autres emmenés captifs par Thersandre, fils de Polynice, et par les Argiens, vainqueurs de Thébes, sont conduits à Delphes. Le dieu les envoie fonder une colonie. (Pausan. Vil, ni, 1 et 2.)
4. Voy Bœckh, Corp. inscripLGrœc. P. V, n** 1607 et 1608, 1699-1708, 1756-1757, et les inscriptions recueillies depuis et en plus grand nombre par Otfr. MQller, par M. Curtius (Anecdota Delphica) et plus récemment par MM. Wescher et Foucart (Insa'iplions recueillies à Delphes. Paris, 1863). Les principales divinités dont elles parlent sont Bacchus, Sérapis, Apollon, Esculape et Minerve Poliads. Nous y avons puisé déjà et nous aurons à y revenir plus d'une fois, pour les divers détails qu'elles renferment. Bœckh renvoie encore à un appendice qu'il a joint à la brochure de Hirtius, sur les hiérodules. Berlin, 1818. Nous n'avons pu consulter ni le travail principal ni l'accessoire.
194 LIVHE l. CHAPITRE VI.
et pour des esclaves de celle sorte. Xénoplion d'Éphësc, partant pour les jeux olympiques, prometlail de ramener à la Vénus de sa patrie une troupe de jeunes filles, s'il revenait vainqueur; et un monument plus impérissable que Tairain, comme disait le poète, une ode de Pindare, célél)rait l'accomplissement de son vœu*. Plus de mille courtisanes, que les hommes et les femmes avaient coutume de consacrer ainsi à la déesse, se trouvaient réunies dans ce (empic; elles contribuaient encore, ajoute Strabon, à augmcnler l'affluence des étrangers et par là Topulence de la ville ; car beaucoup s'y ruinaient'. Aussi jouissaientelles, dans Corinthe, d'une sorte de considération publique. Elles avaient leurs fêles particulières', et, dans les cas importants, c'était à elles qu'un ancien usage confiait le soin d'offrir à la déesse les vœux de la cité *. Le temple d'Éryx, rival du temple de Corinthe, était encore, au temps de Diodore de Sicile, plus florissant que jamais. 11 le devait, il faut le dire, à la pieuse munificence des proconsuls et des préteurs romains, « qui le comblaient de présents, et, déposant l'orgueil de leur dignité, s'y livraient avec un entier abandon aux jeux et au commerce des femmes, ne croyant pas, dit l'historien, avoir une autre manière de rendre leur présence agréable à la di-