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(Pindare, op. Athén. XIIÏ, p. 573-b74.)
Le poète s'adresse aussi à ces fdles, qu'il appelle, dans le langage de l'ode, « ministres de la déefse Persuasion. »
2. Slrah. VIII, p. 578. — 3. Alexis ap. AUién. XllI, p. 574, b. c.
i. Allién. XIII, p. 573, c. Il cite Chamêléon d'Héraclée et une épi- ^lanime de Simonide, sur le même sujet.
vinité*. » Mais Strabon parle déjà de cette splendeur comme entièrement effacée*. On ne voit pas quelle influence a pu si vile purifier ces lieux sous le règne de Tibère.
Les villes avaient aussi des esclaves sacrés (kpoùç)^ qui sans doute avaient leur emploi dans les sacrifices publics ou dans les fêles'. Elles avaient plus généralement des esclaves ordinaires pour les besoins de leur service irilérieur. Les travaux publics étaient à leur charge, et même certaines fonctions réputées servîtes leur étaient confiées, dit Aristote, quand TÉlat se Irouvait assez riche pour les payer*: d'où la définition de l'esclave public : « consacre au service des tribunaux (des magistrats en général) ou aux travaux communs*^ ». A Épidamne, tout se faisait par des esclaves de TÉtat, et l'Athénien Diophanle eût voulu, dit-on, réunir dans celte calégorie tous ceux qui s'occupaient de métiers*. Athènes avait d'ailleurs douze cenls archers scylhcs, pour la police de la ville\ et d'autres esclaves publics*, dont Xénophon proposait d'accroîlre le nombre dans une proportion considérable, pour faire
atav. (Diod. IV, 83.)
2. Strab. VI, p. 272. — 5. Smyrne, par exemple. (Bœckli, Coi-jh inscr., n- 3594.)- 4. Arist. Pol. VI (4), xii, 3.
5. AriULoV.o; 2 ttî; 7ro>4a>; ^oûXoç, t; OTcrpiTit rof; ^txaampÎGi; xas roi; xctvoî; êp-Yci;. Gr. Étymol. s. v. C'était Tusage dans les colonies comme dans les métropoles: exemple Crotone. (Athén. XUI, p. 522, c.)
6. AXX* eiTTtp ^71 ^vipioatcu; ihxi toI>; t« xoivà îp'yaîJou.îvGu; ^lî xaôaTfop îv È7;i^âp.v(i> Tt x«l Aïo'çpavTo; irori xariaxiOa^iv A6r!vriat. (Arist. Pol. H, iv, 13.)
7. Bœckh, II, ii {t. I, p. 341). Il cite Eschine Sur rambauade, p. 336.
8. Esch. c. Tim., p. 79. Il faut sans doute ranger parmi les esclaves ces balayeurs auxquels Aristogiton faisait allusion, quand il disait des stratèges : où^i ràv xonpcûvtâv à't iffidratra; ixiffôxi. (Uém. c. Aristog., p. 785, 1, 13.)
196 LIVRE I. CHAPITRE YI.
partager à TÉtat les bénéfices de l'exploitation des mines\ Les esclaves des particuliers pouvaient eux-mêmes, au besoin, concourir au service de TÉtat, soit sur les flottes, soit dans les armées. Sur les flottes leur présence n'avait rien que d'ordinaire; ils y servaient à la manœuvre, au compte des friérarques chargés de Téquipement et de l'entretien des vaisseaux'. Dans les armées on les trouvait aussi, ordinairement comme ouvriers', et par exception comme soldats, quand le danger les rendait nécessaires. On en a des exemples depuis la grande époque des guerres contre les Mèdes jusqu'aux derniers temps de la Grèce, jusqu'aux journées funèbres de la lutte contre les Romains. Alors encore, comme on avait fait à Marathon*, on affranchit les esclaves, pour les rattacher à la cause de l'indépendance commune par le sentiment de la liberté*. Mais il était trop tard, et Mummius vainqueur vendit aux mêmes enchères les maîtres captifs et les esclaves affranchis.
Comment les villes se Irouvaienl-cllcs réduites à confier à des esclaves le soin de les défendre, à leur remettre les insignes, et bientôt à leur accorder les droits des citoyens? C'est que resclavagc s'était répandu dans tous les usages de la vie, dans le service de familles, dans les soins de Tagriculture, dans les orcupalions diverses des métiers et des arts, et jusqu'aux degrés inférieurs du service de l'Élat, prenant partout la place du citoyen; et rien n'avait com-