Voyez Démosth. c, Aristocr,, p. 689-690, etc
S36 LIVRE I. CHAPITRE YIII.
de cinquante esclaves ^ Avec cela on fournissait largement à toutes les branches du serviciî domestique; on pouvait dire comme Démocrite : « J'use des esclaves comme des membres du corps, un pour chaque chose.' » Et Térence, cet élégant et fidèle imitateur de Ménandre, cet inlerprète si exact des mœurs de la Grèce sur le théâtre romain, présente, dans quelques-unes de ses pièces, ce partage des fonctions diverses de la domesticité entre un assez grand nombre d'esclaves*. Maison évitait de blesser les yeux du peuple et Ton affectait Tégalité au dehors. Il était communément d'usage de se faire suivre d'un esclave. N*en point avoir après soi était presque signe de pauvreté^ ; en avoir trois était déjà preuve de luxe. Cimon n'en comptait pas davantage quand il allait dans les rues d'Athènes, faisant distribuer au peuple de l'argent et des manteaux* ; et le fils du riche banquier Pasion semblait bien téméraire d'en avoir autant pour escorte. C'est un fait que Démosthëne lui reproche quand il plaide contre lui, et dont il Texcuse du reste quand il défend sa cause*.
1 . Tî ^1 e? Ti; Otûv âv^pa fva. 6rtù larlv àv^pocTco^a irtvTiQxovTa ^ xxi rXeîù), opaç ixrnç itoXttùç, etc. (Plat. Rép, IX, p. 578.)
2. OixitYiaiv ft>;fASpiot tcû oxiivec; x?^t ^^^ ''^p^* âXXo. (Stob. FioriUg. LXII, 45.)*