‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 270 sur 366 · TlHîopompe ap. Athén. VI^ p. ti7i>, b · texte numérisé non relu

TlHîopompe ap. Athén. VI^ p. ti7i>, b

DU NOMBHE DES ESCLAVES EN GRÈCE. t2iS

que nous retrouvons chez lui, un pâtre avec cinquante brebis et un jeune serviteur*. Xënophane d'Élée se plaignait à Hiéron d'être si pauvre, qu'il ne pouvait entretenir deux esclaves' : on aurait pu en dire autant chez les Athéniens en pareil cas. Alexis, décrivant l'intérieur d'une pauvre famille, y compte, avec Fhomme, la vieille, la fomme et l'enfant, la bonne^ x'^îe -f) XP^Q""^'» et l'on voit, dans le même livre où se trouve ce passage, combien un citoyen qui navait qu^un serviteur s'ingéniait à le multiplier en quelque sorte, en l'appelant de vingt noms divers*. Les mêmes besoins, ou, si l'on veut, la même force de l'opinion, faisaient une nécessité de l'esclavage hors du logis. Les parasites pouvaient seuls se résigner à revenir de leurs repas quotidiens sans un esclave muni de sa lanterne"; et Lucien tournait en dérision l'homme réduit à pétrir sa farine et à porter au bain sa fiole d'huile (âvôpcDTco^ Twv auToXTjxuôcov xal twv aiToxaôâaXwv)'. Lysias exagérait donc bien peu, quand, plaidant pour un homme que ses esclaves accusaient d'impiété, il s'écriait dans sa péroraisoh :

1. Démosth. c. Éverg. et Mnés,, p. 1155. Dans le Pluius d'Aristophane (26), Chrérayle, que le dieu de la richesse n'a pas visité encore, dit de Garion qu'il est le plus ûdèle de ses serviteurs,

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