‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 271 sur 366 · Plut. Apophth. des rois, etc., Hiéron, 4, p · texte numérisé non relu

Plut. Apophth. des rois, etc., Hiéron, 4, p

3. Athén. II, p. 55, a. De même Térence, Heautont. II, n, 292 :

Anus Subtemen nebat ; prseterea una ancillula Erat, ea texebat una, pannis obsita, Neglecta, immunda illuyie....

waioi;. (Athén. VI, p. 230.)

5. Ëpicharme ap. Athén. YI, p. 23G,a, et Eupolis, t^ir/., p. 236, e.

6. Lucien, Lexiphanes, 10. Citons encore cette anecdote, qui a la même portée. Stratonicus, rencontrant un de ses amis dont les chaussures étaient bien propres, s^en affligea comme d*un signe qu'il avait mal Tait sesafl^aires. .« Jamais dit-il, ses chaussures n'eussent été si propres, s'il ne les eût nettoyées lui-même, r (Athén. YIII, p. 351, a*)

« Cette cause est celle de tous les habitants de cette ville. Car ce n'est pas seulement dans cette famille qu'il y a des esclaves: toutes en ont, qui, prenant exemple de la fortune de ces derniers, songeront à mériter la liberté non par de bons offices rendus à leurs maîtres, mais par des accusasations calomnieuses portées contre cux^ »

Nous avons montré par des textes combien était universel l'emploi des esclaves à l'intérieur. A quel nombre peut-on les évaluer? Ici, nous le sentons bien, nous passons des faits positifs dans le domaine de Thypothèse. Mais enfm, pour généraliser approximativement les résultats de cette discussion, les deux ou trois femmes que Ton trouve au service des citoyens de fortune moyenne supposent bien, ce nous semble, un homme ou deux pour l'usage personnel du maître; et, en faisant la compensation des familles qui en avaient moins par celles qui en avaient plus, il nous parait que Ton peut, sans craindre d'aller au delà de la vérité, compter deux esclaves en âge de servir, sinon par famille, au moins par maison. Athènes en contenait plus de 10 000, habitées chacune par une famille, et il y avait, en outre, des maisons communes où plusieurs des plus pauvres logeaient ensemble*. Le nombre n'en devait pas ôlre moindre dans le reste de l'Atlique : au Pirée, qui était le centre môme du commerce, et dans ces bourgades nombreuses qui couvraient le pays. Réduisons-le à 20 000 maisons en tout, pour les Athéniens et les métèques: ce seraient déjà 40 000 esclaves employés au service intérieur.

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