Escb. Sur rambassade, p
2. Le département du Bas-Rhin en a 120, celui du Rhône 179, et celui du Nord 1 91 .
254 LITRE I. CHAPITRE Vl|;l.
Or ses arguments, dirigés contre un nombre que nous n'admettons pas, sans doute, atteignent toute évaluation portée au delà du terme de 100 000 auquel lui-même s'est arrêté. Relevons donc les deux objections.
Et d'abord était-il impossible de garder ces esclaves en présence de Tennemi ? Sur ce point, il nous semble qu'on pourrait même défendre le chiffre d'Âthénée. Sans doute les deux petits forts d'Anaphlyste et de Thorikos, en y joignant même celui que Xénophon conseillait de bâtir sur des hauteurs intermédiaires, n'eussent point suffi pour 400,000 hommes. Mais il ne s'agissait que des ouvriers des mines S et, quelle que soit l'exagération chez le personnage d'Âlhénée, nous n'avons pas cru qu'ils fissent à eux seuls tous les esclaves du pays. Les esclaves se partageaient, comme la population libre, entre la ville et les ports, entre les campagnes et les bourgs. En cas d'invasion, les forteresses disséminées sur le territoire, celles, par exemple, que désignait le décret mentionné par Letronne*, recueillaient les plus voisins. Athènes, qui en renfermait seule un si grand nombre, recevait aussi les autres comme elle avait reçu la population des campagnes, lors des premiers ravages de la guerre du Péloponnèse et de la peste sous Périclès'. On pourrait d'ailleurs se demander si tant de précautions étaient toujours nécessaires en Attique, et s'il fallait, pour contenir les esclaves, une garde si vigilante, des forteresses et de si puissants moyens. Sans doute le temps des invasions était partout fort critique pour les maîtres ; et les Athéniens réprouvèrent aussi quand les Spartiates, suivant le conseil d'Alcibiade, fortifièrent Dé*