‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 276 sur 366 · Xén. De vectig. iv, 43 et suiv · texte numérisé non relu

Xén. De vectig. iv, 43 et suiv

2. Élousis, Aphidna, Phyle, Rhamnus et Sunium. (Démosth. Pour la Couronne, p. 238.) — 3* Tliucyd. II, 1 i.

célie pour y enlever ou y recueillir les esclaves employés dans les travaux au dehors ^ Dès Tannée suivante, il y arriva plus de vingt mille d'entre eux, la plupart ouvriers*: perte subite et imprévue qui troubla l'économie du travail, ébranla la confiance publique, et resta comme un événement sinistre dans le souvenir des Athéniens jusqu'au temps de Xénophon'. Cependant, en général, il faut le dire, les maîtres semblent avoir eu beaucoup moins à redouter la fuite que l'enlèvement des esclaves. C'est que Tantiquité ne pratiquait point à leur égard un système de séduction, qui eût remué les fondements mêmes de l'esclavage. On n'était point habitué à traiter Tesclave comme un homme ; c'était une chose, et, dans la guerre, un objet de butin. Dans la plupart des textes, dans tous ceux que cite Letronne, il y a bien des prisonniers rendus à la liberté par le vainqueur*; il n*y a point d'esclaves affranchis. On les vend, on les partage; on ne songe pas plus à les relâcher que des troupeaux '. Cela devait naturellement réagir sur leur attitude en face de l'ennemi ; et, si le Grec, réduit en servitude, épiait Tappi oche de ses concitoyens pour s'y soustraire, le barbare, qui, le plus souvent, ne faisait que

1. Thuc. VI, 91. Je croirais volontiers que les deux expressions dont se sert Fauteur, dans ce passage cité plus haut, se rapportent également aux esclaves.

% Thuc. VU, 27.

3. El Tive; ^Ti liai tûv fxtpivY)pi^v6>v oaov to t<Xo; lupiwte tûv àv^pairo^wv irp^ Tûv tv AcxiXtCs. (Xén. Dei Revenus, iv, 25.)

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