Thuc. YIÏI, il ; Xénoph. Hellén. UI, ii
5. Le sens du verbe àicÉ^ovro (vendre) est parfaitement déterminé dans un autre passage de Xénophon que nous avons déjà cité. (Hellén. I, VI, U-16.) Voyez encore Thuc. VIll, 62 ; Xén. Hellén. IV, vi, 6, etc. Dans les premières invasions de TAttique on voit bien Archidamus ravager le pays, mais nullement appeler les esclaves à la liberté. (Thuc. U, 17-23 et 55-58.)
25G LIVRE I. CHAPITRE Yiil.
changer de maitre, ne le tentait pas sans raison ^ Les hiloles émigraient en masse du territoire messénien vers ce refuge dePylos, élevé de la main d*Â(hènes à leur nalionalité asservie; et de même dans Tîle de Chio, où Ton croyait retenir les esclaves en opposant au nombre la rigueur, comme faisaient les Sparliules, ils passaient à Tenvi au camp retranché des Athéniens'. Mais Décélie, entre les mains des Spartiates, ne fut point pour TAttiquc ce que furent ces retranchements pour l'Ile de Chio, ou, pour Sparte, les murs de Pylos. \il\e reçut d*abord vingt mille transfuges et fut dés lors comme une menace perpétuelle; les maîtres, on le voit dans Aristophane, n'osaient plus châtier leurs esclaves, de peur de les pousser à l'ennenii'. Au prix de ces ménagements, on redoutait moins leurs défections, et leur nombre n'était plus un péril : témoin Xénophon.
Dans ce traité des Revenus de VAttique^ où, tout en cun* seillant à l'État d'acheter des esclaves, il ne craint pas d'évoquer le souvenir de Décélie, quelle objection pose-t-il devant son projet ? A-t-on peur que ces hommes, en cas d'invasion, ne se soulèvent contre leurs maîtres ou ne puissent être que difficilement contenus ? Non, on craint seulement que la dépense ne reste alors infructueuse ; et que répond Xénophon? Qu'elle tournera, au contraire, au profil de l'État contre l'étranger: car, ajoute-l-il, « quelle
i. Non-seulement ceux qui sont pris, mais ceux qui se livienl. esclaves ou hommes libres, sont vendus (Xén. Hellén. IV, v, 8. Cf. 5.)
2. . . . xai àa« ^là rb ttà-^ôc; yX'e^wrepwç îv tixî; à^utai; xoXal[ofUv&i, ô; iQ OTpanà t»v AOr<vat(i)v pcoaûd; îSt.\i p.6Tà Tei'xco; t^pûaSai, eùôù; aùrcacXix 76 ixwpinaav ot TfoXXct irpb; aùrvi;. . . (Thuc. VIII, 40.)