‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 282 sur 366 · C. Phénippe, p · texte numérisé non relu

C. Phénippe, p

DU ^OMbRË D£S ESCLAVES EM^GRËCE. 275

les 4/5 de cette terre, représentent les lieux habités, incultes ou livrés à une autre culture dans l'un et l'autre pays, que les deux surfaces puissent être nuises directement en rapport. Elles seront entre elles comme 75 : 73,000*, ou comme 1 : 973 environ ; et , la première donnant 1000 médimnes, la seconde en produira 973,000 : c'està-dire 42,000 de plus que ne le réclamerait, avec les importations étrangères, la consommation des 310,000 habitants.

Cette quantité, après tout, ne parait point dépasser la mesure de fertilité qu'on peut supposer à l'Altique, Le pays était montagneux, il est "vrai, surtout à la frontière continentale du côté de la Boétie ; et, à l'intérieur, il y avait quelques chaînes encore, THymelte, renommé par son miel, le Pentélique avec ses carrières de marbre, et la région de Laurium avec ses mines d*argent^ Mais les montagnes, dit Bœckh, n'était point tellement élevées, qu'elles dussent être stériles. « Les rochers, » continue-t-il, « n'y sont pas rares, à la vérité ; ils ne forment pourtant qu'une petite partie de la surface du sol ; et, là où le terrain pierreux était mêlé d'un peu de terre, on pouvait cultiver l'orge; c'était l'affaire de l'industrie ' ; » et l'on sait combien elle était avancée en Attique.

Toutefois, dans ces conditions mêmes, et avec une surface plus étendue que Bœckh ne l'évaluait, nous ne pou-

1. L'AUique et Salamine ont ensemble une surface de 734 ■• »• *\\Jk (251,259 hectares); nous la réduisons à 750 noûlles ou 75,000 stcides jûlympiques dans ce calcul.

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