‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 29 sur 366 · XXXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXVI INTRODUCTION

de plus digne de la raison et de l'humanité, rien de plus digne du christianisme. La traite, quand elle a été autorisée, avait, selon le Globe, pour but « nonseulement de donner des travailleurs au climat des Antilles, mais d'enlever les nègres à la dégradation de l'Afrique pour les former à la morale sublime de l'Évangile. > La repousser par motif d'humanité serait donner au système le démenti le plus formel, et on s'en gardera bien. « Nous la repoussons, disait le même journal, non pas en ce qu'elle blesse la justice, la religion ou l'humanité : car nous la trouvons

pour ceux-ci. » Ibid,, p. 157. — Cf. M. de la Charrière, ouvr. cité, p. 40. — « La traite, selon H. Petit, est tout simplement le transport des nègres d'une plnge de la mer Atlantique à une autre; Tacte de prendre des esclaves oisifs et souvent destinés à être mangés, pour en faire des esclaves laborieux. » — « Le trafic des noirs par les Européens, dit-il encore à H. le ministre de la marine, a commencé la civilisation de la race africaine éternellement soumise dans sa patrie à l'esclavage, à l'indigence d'idées et même à l'anthropophagie. » — « Niera-t-on que ce commerce a eu l'heureux, l'humain, le noble résultat d'arracher à une mort certaine une infinité de malheureux, esclaves dans leur pays et dans toute la rigueur du droit absolu, que le sort avait livrés à des ennemis implacables ; que ces prisonniers, encore appelés captifs au Sénégal, après avoir été payés chèrement au commerce de l'Europe par 1rs colons, ont ^té par eux convertis au christianisme, et jouissent du bienfait de notre religion consolante ; que, de barbares et d'anthropophages qu'ils étaient, ils ont imité quelques-uns de nos exemples, ils sont entrés dans quelques-unes des voies de la civilisation; qu'ils jouissent aujourd'hui de tout le bien-être matériel qui peut être compatible avec leur état? » etc. (Séance du 15 décembre 1838, Avis des conseils coloniaux, etc. : Guadeloupe, p. 164; cf. pour la Martinique, p. 82.)

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