‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 30 sur 366 · L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1817). XXXVII · texte numérisé non relu

L'ESCLAVAGE DANS LES COLONIES (1817). XXXVII

établie et protégée par la loi, par Tégliseet la raison; car il nous semble bien qu'on aille sur une terre barbare arracher au malheur de misérables sauvages pour les transporter au sein de la. civilisation. Toutes les déclamations des philanthropes là-dessus nous paraissent insensées. Nous repoussons la traite parce qu'elle nous paraît une cause de ruine pour les colons.* >

Si le dernier point semble contestable, à voiries mesures qu'on est obligé de prendre pour entraver ce commerce, les autres offrent bien aussi quelque difficulté. On invoque la raison et la loi : et la loi aujourd'hui, interprète de la raison publique, proscrit la traite comme un crime parmi nous ; ailleurs, elle l'assimile à la piraterie et la livre à la justice sommaire du Gode maritime. On invoque la religion : et la religion, par l'organe des souverains pontifes, l'a frappée des condamnations les plus formelles. Je sais bien qu'on voudrait détourner Tanathème contre cette abominable tentative d'asservir les Indiens : — il n'en reste plus dans nos colonies; — c'est pour cela que l'on cite les anciennes bulles des papes. Ce n'est pourtant point ainsi que l'entendait pour le passé, et que le règle pour le présent le bref de Grégoire XVI, qui les résume et les confirme. Après avoir rappelé l'influence du christianisme pour tempérer la condition servile, multiplier les affranchissements, supprimer l'esclavage, et cette époque fa-

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