Piaule, Asin, II, it
S92 LIVRK I. CHAPITRE IX.
comme à la société de l'Empire. Les esclaves escompUieol tout, une invitation à dîner ^ ou toute autre marque de la munificence de leur maître : il fallait payer, soit pour k bonne nouvelle, soit pour la part d'influence qu*ils reveodiquaient dansla détermination ou dans le choix du présent*. Joignez-y encore ce qu'ils surprenaient eux-mêmes à la générosité ou à la négligence du chef de maison. Quand le mat tre était un jeune prodigue qui dissipait son bien, « rèpti^ gner, c'était se faire tort sans profit pour lui, s disait on personnage de Ménandre' L'esclave sauvait donc ce qall pouvait de ce gouffre sans fond où tout venait se perdre, prélevant, à l'occasion, sur toute dépense la double dlme, volant, pillant, butinant du butin. C'est ainsi queGéta, dans le TructUentuSj pratique la théorie exposée plus haut *; ainsi l'honnête Stasime du TrinummtUy après avoir essayé d'op^
i. c D*abord on vient vous inviter : c'est un esclave qui ne manqas pas de politesse ; pour vous le rendre favorable ou ne pas passer pov incivil, il faut lui glisser dans la main au moins 5 drachmes. Loi, feignant Thomme désintéressé : « Cessez, dira-t-il; que je reçoive f quelque chose de vous ! par Hercule, il n'en sera rien. » Cependaal il se laisse bientôt fléchir, et sort en riant, la bouche ouverte, et en se moquant de vous. (Lucien, Mercenairei, 14, t. II, p« 156 de la tnd. de Belin de BaUu.