Quam inique comparatum est hi qui minus habent
Ut sompcr aliquid addant divitioribus !
tervalle les esclaves en pouvaient user, soit pour se donner eux-mêmes un serviteur, soit pour se ménager, comme le prudent Stasime, quelques ressources contre les suites des folies du maitreS soit pour l'imiter dans ses extravagances et mêler aussi au pénible cours de leur vie de travail quelques jours d'enivrement et de plaisir*.
Légalement exclus des droits naturels de Thomme, des droits de mariage, de famille et de propriété, ils Tétaient à plus forte raison du partage des. droits civils et de la communauté des choses saintes. Us étaient retranchés de la société civile, et, comme ils devaient y vivre pour la servir, on les en distinguait quelquefois par des signes extérieurs : un vêtement grossier, la tête rase*. Mais, à Athènes, ces règles n'étaient point tellement observées qu'ils ne pussent se confondre avec des citoyens de loute classe : avec les pauvres, qui prenaient fort bien leur habit\ avec les riches, dont ils affectaient les dehors, usant de parfums contre la
Quod ille unciatiiii vix denienso de siio, Suuni defraudans genium, comparsit miser, Id illa universuni abripiet, haiid existuinans Quanlo labore partum. Porro autem Gela Ferielur aiio munere ubi hcra pepererit, Porro autem alio, ubi erit puero nalalis dies, llbi initiabunt.
(Phoim.l, I, 41-50.)
Ce dernier mol relient l'empreinte du grec.
1. Ad forum ibo; nudius seitas quoi talentum muluum Dedi, reposcam, ut habeammecum quod feram viaticum.
(IMaute, Tn'n. lil, m. 684.)
2. Voyez la fin du Pseudolus; comparez celle du Stichus et du Persan,
3. AgûXoç wv xojxyjv £xeiç. (Aristoph. Oiseaux^ 907.) Ces mots élaienl passés en proverbe, et s'appliquaient aux hommes libres qui se conduisaient en esclaves. Cf. Suidas.
A, Aristoph. Ecclés, 72i. Cf. Pollux. Onom. Vil, 92, et Xénoph. Bép, Alhén.}, 10.
loi de SolonS tenant le haut du chemin, disputant le pas aux hommes libres' et se livrant à des orgies dont le tableau eût pu révolter le théâtre des Romains. « Vous vous étonnerez, sans doute, dit Stichus dans Piaule, de voir d'humbles esclaves boire, aimer et se convier à table : tout cela nous est permis à Athènes' ; » et le dire du poète latin avait ses preuves ailleurs. Eschine, dans le discours contre Timarque, met en scène un certain Pittalacus, esclave public de la ville, riche, débauché, joueur, faisant combattre des coqs* ; et Xénophon, parlant en général : « Peut-être eston surpris de ce qu'on laisse les esclaves vivre dans le luxe et quelques-uns dans la magnificence ; cet usage est pourtant aussi fondé en raison. Dans un pays où la marine exige des dépenses considérables, on est forcé de ménager les esclaves, môme de les laisser libres, si Ton veut retirer le fruit de leurs travaux '. » On peut donc en croire Plaute, et, s'il y a de Texagération, il y a beaucoup de vérité dans le Divertissement ajouté au Stichus^ comme dans ce personnage d'esclave qui i*emplit toute la pièce du Persan : Toxile, chef de maison, en l'absence de son maitre, rachetant et faisant affranchir, lui esclave, une esclave qu'il aime, ayant un parasite, qui met à son service sa propre fille, une citoyenne, pour jouer un rôle dans ses fourberies et être vendue à un trafiquant infâme, au péril de son