Xénoph. ibid. Voir la noie 30 à la fin de ce volume
Srm LIVRE 1. CHAPITRE IX.
honneur ; lui, organisant et dirigeant ces stratagèmes atec une effronterie où se décèle Tusurpation du comnianderoent, et célébrant leur réussite dans une orgie où tous ses compagnons d'esclavage viennent rire aux dépens da prostilueur et boire aux frais du maître absent.
Ils étaient exclus des cérémonies religieuses, et des sa* crifices publics ; ou, si on les admettait dans les sanctuaires, on y réclamait d*cux non des hommages, mais des services : et quels services que ceux de hiérodules des temples de Vénus, à Corinthc, à Éryx, etc. * I Quel^efois même leur ministère, comme leurs hommages, étaient formeUement repoussés : leurs seule présence était un sacrilèget chez les Athéniens, aux fêtes des Euménides ou aux mys* tères de Cérès % et à Cos, dans le temple de Junon, d'oà on les faisait sortir quand on immolait des victimes à h déesse '. Mais ils étaient admis dans les ihiases ou associations religieuses d*un caractère privé, comme les étrangers eux-mêmes étaient admis à en établir à Athènes et ailleurs. A Rhodes même les esclaves publics faisaient une de ces sociétés sous le patronage de Zeus Atabyrios, et
1 . Les femmes esclaves, non plus que les affranchies ou les courti* sanes» ne pouvaient porter le nom de choses nationales ou sacrées. Une loi Tinterdisait (Polémon, ap. Atlién. XIII, p. 587, c. et Harpocr. V* Vv>.ioLç Xapa^pa); mais cette loi fut bien tardive ou bien mal observée : témoin la courtisane Isthmias (ap, Athén. ibid^ p. 593. /). et la fameuse Piihionice (t^tV/.,p. 586, r, 594, e,c(c.). On retrouve dans les inscriptions de Delphes les noms d*Apollonios, Asclépiade, Dioscoride, Calliope, Dionysia, Aphrodisia, Artémisia (Wescher et Foucart, onara^e cité, n** 47, 52, 74, 280. 400, el Le Bas, Voyage archéoLen Grèce, partie ni, sect. 2, § 8 (Delphes), n** 899, 905, 911, 920, 930, 934, 959.