‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 294 sur 366 · Aristoph. Thesmoph., 279 et · texte numérisé non relu

Aristoph. Thesmoph., 279 et

3. Athén. Yl, p. 2C2, c. On voit par plusieurs détails de la grande inscription dite des mystères d'Anianie que les esclaves n*en étaient pas exclus. (Lebas, Voy. archéoL en Grèce^ 2* partie, n* 326, a, el le commentaire de M. Foucart.)

c'est l'un d'eux qui en élail le prêlre*. Plus tard, vers le di'uxième siècle de notre ère, aux portes d'Athènes, non loin des mines de Laurium, on vit un esclave lycien, nommé Xanthus, appartenant à un Romain, Caius Orbius, qui snns doute remployait dans les travaux des mines, consacrer un sanctuaire au Dieu Mên ou Lune et y former une association religieuse dont il était le prêtre et à laquelle il admettait les étrangers. Lui-même parait en avoir rédigé le règlement et l'avoir gravé sur la pierre qui nous en a gardé le souvenir *.

Il y avait d'ailleurs certaines fêles populaires à Athènes (Upà SiQiJLOTéXYî) dont ils n'étaient pas exclus'; et de plus ils avaient leurs fêtes parliculières,par exemple, à Athènes, le premier jour des Anthestéries, consacrées à Bacchus *, au nom de qui on leur permettait de venir goûter, comme tous les autres, au vin nouveau, présent du dieu ; celle du mois de gérestion^ à Trézen, pendant laquelle ils se mêlaient aux citoyens dans les jeux et dans les banquets; celle d'Hyacinthe, à Sparte, probablement spéciale aux Laconiens', et d'arïtres fêtes encore: celle des Eleulhéries

\ . Fragment d'inscription restitue par Keil (Philologtu, 2* suppl. , p. 612) et cité par M. Foucart, Des (usociations religiemes chez les Grecs (1873), p. 112.

2. Inscription trouvée en 1868. Koumanoudis, dans \e^Bulletin de rÉcole française d'Athènes, p. 55, et Foucart, Des assoc. relig. chez les Grecs (\Hlù), p. 121 et 219.

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