Dem. c. Nécera, p
i. Procl. ad Hesiod. cité par Meursius. Leci. ait. IV, xiv, t. II, p. 1162. — Démoslhène (C. Midias, p. 531) dit que Foracle avait prescrit un jour de repos pour Thomme libre et pour l'esclave pendant les fêtes de Bacchus.
5. Les Hyacinthies, quoique célébrées à Sparte, étaient particulièrement une fête laconienne : aussi n'étaient-elles pas moins en honneur dans les autres villes de Laconie, à Amyclée, par exemple. (Athén. FV,
à Smyrne, où les femmes portaient Thabit et les ornements des femmes libres * ; une fête en Arcadie, où les hommes prenaient place à la table de leurs maîtres^ ; une autre de Jupiter Pélorius, en Thessalie, où ils étaient même servis par eux*. Ils avaient leur sacerdoce, comme à Épidaure, dans le temple de Minerve, dont le grand prêtre devait être un esclave fugitif, vainqueur dans une rnonoinachie^; ils avaient leurs dieux, enfin, même parmi les divinités de TOlympe : Mercure, qui protégeait et partageait leurs vols *, et Saturne, qui leur ramenait, dans ses
p. 139, f" 140, a.) Je n*hésite point à rapporter aux Laconiens Fn* sage de réunir à la même table, pendant ces fêtes appelées ccpta, leurs amis et leurs esclaves. Un collège religieux de Sparte, où Ton hononit les Dioscures et Hélène, nous oflre quelques noms d'esclaves, mais dans des fonctioni inférieures. (Lebas, Voy. archéoL en Grèce^ St* partie, n* 165.)
1. Cette fête avait une origine particulière. Les habitants de Sardes assiégeant Smyrne avaient réduit la ville aux dernières extrémités et voulaient qu'on leur livrât les femmes. Une esclave proposa de se revêtir, elle et ses compagnes, des vêtements de leurs mâdtresses, pour Hre données à leur place, promettant que cela tournerait à la perte de l'ennemi. Elles allèrent, et à un signal convenu, les Smyméens, se jetant sur ceux de Sardes, énervés par la débauche, les massacrèrent. La fête consacrait le souvenir de cet étrange dévouement. On racontait imreille chose des femmes esclaves de Rome au temps de l'invasion des Gaulois. La fête qui en gardait le souvenir s'appelait nonet capro' Unes, selon Macrobe, Sa(. 1, 11. Voir Plutarque, qui rapproche les deux anecdotes, d'après Dosithée et Aristide de Milet. Parall. c. ^, ou p. 512.