‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 296 sur 366 · Pausan. U, xxvn · texte numérisé non relu

Pausan. U, xxvn

5. Aristoph. Plviw^ 11401147. Us lui ofîraient, en reconnaissance, un gâteau, — qu'ils mangeaient ensuite :

C'est ainsi que Strobile, dans VAululaire (IV, n, 577), promet à la Bonne-Foi, si elle l'aide à découvrir le trésor de Favare, un congé de vin, qu'il boira en son honneur.

anniversaires, le temps où il n'y avait pas d'esclaves, le bon temps de l'âge d'or *.

Ajoutons un dernier contraste. Ces mêmes hommes, rejetés presque de la société civile et religieuse pendant leur vie, n'étaient point, à la mort, exclus des honneurs qu'on pourrait croire réservés aux citoyens. Le maître les recueillait dans le tombeau de la famille, et plus d'une fois il leur éleva quelque monument qui témoignait de son affection et de ses regrets *.

Du reste, l'égalité des anciens jours, qui, aux temps héroïques, se continue encore dans cette simple et noble familiarité du maître et du vieux serviteur, ne laissait guère de traces à ces époques de civilisation plus avancée. La société, en se développant, avait marqué d'un trait plus dur la distinction des deux classes. Les esclaves, plus nombreux, plus divers d'origine, étaient aussi devenus plus étrangers à la famille ; et Théophrasfe, qui exprime

1. Ces vers du vieux poète latin L. Accius (ap. Macrobe, Sa/. I, 7) prouvent que les saturnales vinrent de la Grèce à Rome :

Maxiraa pars Graium Saturno et maxume Atbenae Gonficiunt sacra, quœ Cronia esse ilerantur ab illis, Inque diem célébrant : per agros urbesque fere omnes Exercent epulis lietl, famulosque procurant Quisque suos : nostrique itidem et inos traditus illinc Iste Dt cum dominis famuli epulentur ibidem.

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