‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 298 sur 366 · Théophr. Car, iv · texte numérisé non relu

Théophr. Car, iv

2. Néophron élait, selon Suidas, le premier qui eût introduit au lluVilre les supplices d*e5claves. (Suidas, v* Nioçpwv.)

avant Aristophane. Le poète les conserva comme accessoires et les supprima comme intermèdes, ou plutôt il les fit entrer plus efficacement dans l'action, et, en leur prêtant moins de bouffonneries parasites, il leur donna plus de caractère. Si, dans plusieurs de ses pièces, il ne les fait paraître que pour les besoins du service*, il en est d'autres où il les met à la place qu'ils avaient souvent dans la réalité. Ainsi, dans les Guêpes et dans^la Paixj ils ont déjà une part plus étendue, sans être plus capitale encore, au dialogue et au jeu de la pièce. Dans les Grenouilles et dans Plulus^ qui sont sur la limite de Tancienne et de la moyenne comédie, ils animent l'action tout entière de leur présence et de leur verve comique. Dans les Grenouilles, c'est Xanthias, grossier en paroles, hardi en répliques, se moquant des fanfaronnades de son maître l'efféminé Bacchus qui joue le personnage d'Hercule ', et le dominant par la fermeté de son caractère dans le danger ' : prêt à tout, à prendre ou à laisser à Bacchus le premier rôle, selon qu'il semble promettre des coups ou des plaisirs, et faisant si risiblcmcnt retomber sur le dieu la peine de sa lâcheté, lorsque, menacé du supplice pour les méfaits d'Hercule dont il a bien voulu reprendre une dernière fois les insignes, il veut se justifier en livrant à la question son prétendu esclave, le fils de Jupiter ^. Dans Plulus, c'est Carion, qui déplore, au

1 . Âcharnieru, Chevaliers, Nuées, Oiseaux, Thesmophories, Lysistrate, V Assemblée des femmes contient un petit rôle de servante. Telle parait aussi leur place dans plusieurs pièces d*Epicrate et d'Alexis, citées par Athénée, VI, p. 262, e, et XII, p. 544, e.

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