‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 300 sur 366 · Voyez en particulier loute la première scène du Plutus · texte numérisé non relu

Voyez en particulier loute la première scène du Plutus

2. (loinparez aux passages indiqués ]>lus haut la Paix, v, 110 et

garde au moins le fond de la pièce qu*il emprunte au théâtre grec ; à quoi se rattachent l'intrigue et des situations qui ne peuvent être supprimées sans que le fond même en soit atteint : ainsi, même sous cette forme romaine, ce sont bien des pièces grecques; et, plus dune fois, quand le contraste avec les mœurs de Rome eût été trop choquant, il a cru nécessaire d'en avertir son public. Térence, étranger à Rome par sa naissance et par son éducation, voyageant et composant sous le patronage de ces m nobles consulaires, d'unÉmilien, d'unLéiius, qui faisaient eux-mêmes de la Grèce leur élude, s'est moins inspiré des mœurs romaines et de Plante, son devancier, que des modèles dont Plaute s'était servi. A ces formes polies, à ce langage de bon ton, à cette parfaite mesure qui tempère jusqu'aux bouffonneries mêmes d'un vernis d'élégance, on croit voir l'auteur attique comme par un cristal limpide et pur. On est donc en droit de revendiquer à ces deux poètes les emprunts qu'ils ont faits à la Grèce, et ces relations communes de la domesticité semblent principalement lui appartenir ^ Presque tous les esclaves de Plaute ont avec leurs maîtres ce ton d'aisance et d'insolente familiarité qui pouvait ne pas être étranger à Rome, dans certaines circonstances, quand le maitre donnait prise à son esclave par la servilité de ses passions, mais qui certainement, comme habitude générale, avait chez les Athéniens plus de réalité. Tels sont principalement Liban et Léonidas de VAsinairCy Chrysale

1. C'est bien moins à Rome qu'à Athènes, M. Naudet l'a justement fait observer, qu'on pouvait associer dans le salut Tesclave au maitre, comme le faisait Philton :

Uerura atque servom plurimum Philto jubet Salvere, Lesbonicum et Stasimum.

(Plaute, Trinumm. H, iv, 392.)

501 \ LIVRE 1. GUAPlTaB II.

des Bacchidesj Palinure du Curadion^ Acanthion du ifordiand^ Milphion du Pcenulus^ eU par-dessus tout, ocstrob héros de fourberie, Tranion dans la Moêtellaria^ £pidique et Pseudolus dans les deux pièces appelées de leur nom et consacrées à leurs exploits : Épidique, se faisant fort de mener à lui seul son mailra et Tami de soa maître, les deux meilleures tëles du Conseil, et se Ùnant ensuite à leur colère avec une franchise d'aveu et une hardiesse de résignation qui leur fait craindre un nouveau piège ^ ; Pseudolus, se posant audacieusement en fiiee ' de Simon % lui déclarant son dessein de le duper dans h journée même, le mettant au défi d'y porler empêchement, et, après la victoire, le forçant à lui charge, de ses propres mains, sur les épaules, les 20 mines qu'il a gagnées *. Tels sont aussi les esclaves de Térence, tanUt insouciants et railleurs à l'égard des tourments de leor jeune maître, comme Byrrhias dans VAndrienne *, tanlM dévoués et prenant en main leur affaire ; alors c'est Dave de VAndrienne^ ou Syrus de VHeaulonlimorumenos : l'un' avec cette abnégation et cet empressement qu'ont mérités les bontés de Pamphile pour lui' ; l'autre avec cette autorité que lui donnent ses services, imiK)sant son plan sans vouloir même l'exposer, ne souffrant ni question, ni

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