‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 302 sur 366 · Et quod dicendum hic sicl · texte numérisé non relu

Et quod dicendum hic sicl

Tu quoqiie perparce nimium.

(Amlr. n, vn, 455.)

i. Heautont. Itl, ii, 518. — Voyez aussi les rôles de Syrus dans les AdelpheSj de Gela dans Phot^on.

à Molière plusieurs de ses portraits. Ces iralets de Holièn, les Scapin, les Lafleur, si impertinents» non pas aenlemoil à regard de leurs jeunes maîtres, esclaves de leurs ser* Yices, mais envers les pères dont ils relèvent également, ne forent jamais, j*aime à le croire, la Tivante image èm rapports de laquais à marquis, mais nne libre et originale imitation de Térence et de Plante qui imitaient 116nandre ; et Ménandre n'exprimait que la réalité. Non pas que tous les esclaves ressemblassent aux esclaves de la comédie : mais les esclaves de sa comédie avaient des modèles dans la société d*Athènes ; et il faut qne le typeea ait été assez général pour qu'il ait pu y trouver place a» près du perfide prostitueury du glouton parasite et do militaire fanfaron. La vérité du personnage est d*aflleiin attestée par Thistoire. Selon Démosthène, les esclaves avaient, dans Athènes, une liberté de langage plus grande que les citoyens en beaucoup d'autres vilks*; et Xénophon nous a montré que cette licence n'était pas plus grande dans leurs paroles que dans leurs pactes.

Malgré ces airs de commandement, ils n'étaient que des esclaves, cl on le leur montrait bien. Cette indépendance de décision, celle liberté d'agir, cette puissance, n'étaient chez eux qu'un révc. Pour en dissiper les fantômes et les rappeler au sentiment de la réalité, que fallait-il? Un bâton. Le bâton du maître, qui joue un si grand rôle dans

1. T(aî; 7XV irappr.oCav jm uèv tûv dEXXttv, cûr» xeivw otiwttt iêh «MB *««. (Déinosth. lU, c, Phil. p. H'i.)

la comédie nouvelle, transportée à Rome, était déjà d'un puissant effet dans Tancienne comédie. Aristophane se vante dans une parabase a d'avoir écarté ces esclaves, qui criaient toujours, et cela pour donner lieu à des camarades de leur dire, en riant des coups qu'ils reçoivent : a Pauvre malheureux, qu'est-il donc arrivé de ta peau? a Est-ce qu'une armée de porcs-épics est tombée sur tes « reins et t'a sillonné le dos? » Supprimant toutes ces inepties et ces bouffonneries ignobles, il a agrandi son arts... » ou plutôt, sans renoncer à un moyen qui était trop dans l'habitude pour être retranché du théâtre, il a montré comment les choses les plus vulgaires se relèvent par Tesprit et le bon goût. Le bâton était ce qui dans la coutume et dans la loi distinguait le mieux Pesclave de l'homme libre. Là où l'homme libre était condamné à payer 50 drachmes, l'esclave avait à recevoir cinquante coups de fouet *• Le bâton fut encore tout à la fois l'instrument de la justice, l'argument du plus fort, la raison suprême du maître, et en toute occasion son interprète le plus fidèle. Combien de fois le conseil même du bon serviteur fut-il comprimé par ce mot sec et sifflant : gémis^ orii.(i)2;s ; et le coup suivait de près la parole. Combien de fois put-il s'écrier comme Xanthias dans les Guêpes : a 0 tortue, que je t'envie la dure écaille qui recouvre ton dos '. » Dans ces moments d'effervescence où la passion a besoin de s'épancher au dehors, on battait son esclave : « Quand nos maîtres s'intéressent vivement à une chose, les coups pleuvent sur

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