‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 303 sur 366 · Aristoph. Guêpes · texte numérisé non relu

Aristoph. Guêpes

50X LIVRE 1. GUAPITRK U.

nous K » Aussi Arisiole avait-il raisoa àe remarquer que le service domestique était celui où se heurtait le plus souvent ainsi la mauvaise humeur du maître '• Et cependant c'était le plus recherché par les esclaves. Dès qu*ib avaient pris leur parti sur ces inconvénients, quand ils avaient bien pesé ce que leur dos pouvait supporter :

quid ferre récusent.

Quid valeant humeri,

ils trouvaient bien des compensations à ces moments de colère dans Tusage et l'abus de cette familiarité qui ne pouvait guère sortir du service domestique.

Les esclaves d'atelier, déjà plus éloignés du maître, ne s'en trouvaient pas mieux. Ils perdaient les profits et les faveurs passagères, sans gagner beaucoup pour le traitement, sous l'œil et sous la main d'un régisseur, compagnon de leur esclavage, et cependant moins disposé à soulager leurs misères qu'à se reposer de Tobéissailce par l'exercice d'un commandement brutul '. Quant aux esclaves de la campagne, plus éloignés encore, leur condition était aussi plus dure; nourriture mauvaise, vêlements grossiers, tout ce qui faisait le partage ordinaire de l'esdavè était pour eux sans compensation ; travail généralement pénible avec moins de ressources pour en atteindre le terme; et plus le travail était rude, plus la résistance semblait naturelle, plus rigoureux étaient aussi le com-

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