‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 304 sur 366 · Oiav Y oi ^tanoTAi · texte numérisé non relu

Oiav Y oi ^tanoTAi

(Ainstoph. Grenouilles, Sii.) t2. Ëti Si TÛv OtpairovTwv tgutci; ixaXtffrx 9;p&a»pGU0{xtv olç irXir<rr« HMh' /^swatOx wfô; rà; ^loocovio; ta; t-y*u*X(ou;. (Arist. JPo/. U, ii, 5.)

ô. Plante, Asin. II, ii, 355, et toute la dernière scène du second acte. Méuaudrc, nous l'uvons vu dans notre introduction, avait caractérisé lu dureté de ce conimandeiuent d'esclaves.

mandcmenl, la surveillance el les moyens de répression. Souvent on enchaînait le laboureur, de peur qu'il n'oubliât son esclavage et ne retrouvât sa libre nature dans cetle liberté des champs*. C'était donc le ti*avail et le traitement de la béte de somme avec un surcroit de précautions que la bête de somme, née pour sei'fvîr, ne demande pas; et ainsi, plus on descendait dans cette hiérarchie du travail, plus on voyait à nu ce fond commun de resclavage, fond de misère et de souffrance, plus on pouvait reconnaître, dans les entraves qui voulaient le contenir, le droit inné de l'homme à la liberté.

La répartition des esclaves dans ces fonctions diverses dépendait de la condition ou de la volonté du maître. Il les y distribuait, en général, selon leurs qualités ou leurs mérites. Les plus grossiers ou les plus rebelles allaient aux travaux les plus durs, dans les moulins ou dans les mines, expier le tort de leur nature inculte ou le crime de leur indocilité*. C'était un premier moyen de discipline parmi eux; mais il y en avait de plus prompts et de plus énergiques, et le maître, qui avait généralement à cet égard pleine puissance, en usait à son choix et dans la mesure qu'il voulait. Le grammairien Pollux nous a énuméré toutes les variétés de moulins, de cachots el de pcôlcs', toutes les catégories d'exécuteurs et de bourreaux,

1 . Xénophon, en blâmant cet usage, en atteste la réalité. (Écon. m, 4. )

2. Molendum usqiie in pistrino, vapulandum, habendum comppdcs, Opus ruri faciundum.

(Térciice, Phorm, II, i» 249.)

y. aussi Démoslh. c. Siéph. p. 11 11, et les Fables d'Ësope, fab, cccxcv : un esclave Tugitif est trouvé par son roailre blotti dans un moulin. H En quel lieu, s*écrie le maître, pouvais-je mieux désirer te voir T »

3. Xftl tvx {xîv xo).«CovTai et ^&ûXoi, uuXûvt; xxl l|v}Tps?x x«t àX^trifx xat yviSy^MTAix x«i ^wztXx. (Pollux, 111, 78.)

toutes les formes de fouets et de verges destinés à les fustiger, à leur carder les reins (Çivat taxa vcirrou) ^. Il oublia les entraves, les roues, les ëctielles, les poulies, toute ces machines propres à leur disjoindre les membres oa à leur briser les os' ; instruments familiers dont une seule chose pouvait tempérer Tusage : l'intérêt du maltie à ménager dans l'esclave son argent.

Contre ces excès de la puissance du maître, Tesdue trouva pouilant encore un refuge dans la coutume ou dam la loi. La coutume des Grecs lui ouvrait comme asile les temples, les bois sacrés, les autels. Exclu de ces lieux saints pendant les fêtes comme profane, il y était admis, suppliant ; car l'oracle avait dit : le suppliant est saint et pur*. En vain eùt-on allégué son indignité, ses crimes : € Li demeure des dieux, disait le poète, est une sauvegarde commune à tous ^. » C'est môme à lui que les autels seoH blaient plus particulièrement réservés dans cette mutuelle association de tous les êtres contre les rigueurs de la destinée : « Les autres servent de refuge aux bêtes des forêts, l'autel des dieux aux esclaves, les villes aux villes battues par les orages : car dans le monde rien n'est heureux jus-

TUirrx9xi, ^iion xxrà vûtcu... natoai, ivTttvxt, if&6oiX«lv. Tirtpî^n; ^i l?t* 2. Ta; xcivixac xx\ là; ir^^a; iroSoûaflU (Aristoph. PluiuSj 276.) Il jooe

sur le pluriel de x^^^^^ 6t de x'^^'^^^- — En Etrurie les esclaves étaient frappés des verges au son des flûtes! (Plut. Quil faut réfréner ta colère, c. n, p. 460, c; cf. Théopompe, p. 222, elTiraée, fr. 18.) . 5. ixiToit <S" îtpcî Tt xxi à^vci. (Paus. VU, u, 5.) Ainsi les esclayes exclus des fêles des Euménides étaient admis à leur asile.

•i. ^'^?'» *^» ^oixt, Tot; xaxorai çéuxt^ov.

— Airx9t xoivôv pOji.* ^xipLOvwv £^p«.

(Eurip. Hérael, 260.)

qu'à la fin ^ » Un article du règlement d'une association religieuse rattachée à un temple qui s'élevait près d'Andanie, sur la route de Messène à Mégalopolis, ouvre tout expressément dans ce temple un asile aux esclaves. Les associés devaient en déterminer le lieu ; seulement il leur était interdit de recueillir ou d'employer à leur service le fugitif, sous peine de restitution au double et d'une amende de 500 drachmes *. La tutelle des dieux se corn» muniquait par le seul contact des choses saintes : une bandelette, une couronne du laurier sacré d'Apollon rasaurait l'esclave contre la colère de son maître'. Quelquefois même, dit-on, elle faisait plus, elle rompait ses liens. Le temple d'Hercule à Canope au rapport d'Hérodote retenait les esclaves qui venaient y chercher un refuge*; celui d'Hébé à Phlionte, selon Pausanias, les rendait à la liberté : affranchis, ils suspendaient leurs chaînes aux arbres du bois sacré '.

Page 1