Platon, République, IX, p
5. Xén. Écon. m, 4. — 4. Papyrus égyptien et le Commentaire de Lettonne. — 5. Pignori, de servis.
6. fl Un esclave fugitif a-t-il été marqué (^pawiTDç iarf^fAivoç), ce sera chez nous un attagas moucheté. > (Ârist. Oiseaux, 758.) L'usage de la Grèce parait avoir été surtout d'imprimer ces marques à la pointe du stylet, par une sorte de tatouage, orifaara. Dans une autre pièce, Aristophane appelle un esclave ort^piaTta; [Lysisirate, 333); c'est aussi le sens que donne PoUux à ce mot et à celui de on'Yûvtc (PoUux, III, 67.) — Voyez de plus les textes cités par Letronne.
7. Letronne a cité, avec le modèle de ces proclamations que nous
3IG LIVRE I. CIIAMTPiE IX.
laiciil le zèle à le chercher et la fidélité à le rendre en promettant une récompense : c'est l'objet du papyrus publié par Letronne avec un si curieux et si riche commentaire*. On voit même un commencement d'organisatioQ dans ces poursuites : il y eut des traités de restitution entre villes, des contrats d'assurance entre particuliers. Pour les clauses d'extradition, on en trouve un exemple dans la trùve de Nicias entre Sparte et Athènes et tous leurs alliés^; et Ton sait que plus tard Perséc» songeant à se donner des appuis contre Rome et voulant se réconcilier avec les Achéens, leur montrait dans cette union un moyen de mettre un terme à la fuite de leurs esclaves, pour qui la Macédoine, grâce à ces dissensions, était un lieu d'asile'*. Quant aux contrats d'assurance, on en a un exemple curieux : Antimène ou Antigène, chargé par
oiïre Lucien, les élégantes imitations de Moschus, de Pétrone et dWpulée.
1. Voyez ci-dessus, p. 215. 11 y avait aussi des hommes chargés de poursuivre ces fugitifs (^pairs-x-^w-ifc;). C'étaii le litre d'une pièce d*Anliphane (Alhén. IV, p. IGi, c). Lucien y fait allusion [Caron, 2).
2. Thucyd. IV, 118, § 7. hans le traité particulier qui survint entre Sparte et Athènos, les Athéniens s'engageaient à secourir les Spartiates contre tout soulèvement d'esclaves (thid. V, 23, § 3.)
c. « Servitiis ex Achaia fugioutibus roceptaculum Macedonia erat...» Persée écrit aux Actièeus : « No simihs fiiga servorum postea fieret cogilandum illis esse. » Et c'est sur ce texte que roule en partie le débal entre les parlisans et les adversaires de l'alliance romaine. (T.Lifc, XLI, 23, 24.) Voyez M. Egger, Études hislor. sur les traités publics chez les Grecs et chez les Romains, p. 00. Du reste, si Ton ne contractait pas régulièrement l'obligation de les rendre, c'était un grief que de les recueillir : c'est un de ceux que les Mégariens firent valoir contre Athènes. (Thuc. 1, 159.) Un voit, au contraire, dans un fragment de décret trouvé à l'Acropole d'Athènes, un habitant de Chio recevant des .Mhéniens certains honneurs pour avoir renvoyé sans frais à leurs maîtres des esclaves fugitifs qu'il avait retrouvés dans cette île. (Rangabé, Anl. flellén. t. Il, p. i72 ) — Voyez Letronne. Mém. sur la popuL de VAttique, p. 200.
Alexandre de l'entretien des routes de la Babylonie, eut ridée de ce genre de spéculation. Pour une prime de huit drachmes par an, il assurait tout esclave au prix déclaré par le maitre, et il en tira, dit Aristote, d*énormes bénéflces : chose facile à expliquer, malgré Tinvariabilité du taux de l'assurance pour des valeurs différentes. C'était lui qui recevait, pour tous, la prime convenue, et si l'un d'eux venait à fuir, c'est au satrape de la province qu'il laissait l'obligation de le restituer en personne ou en argent*.
Ces mesures, si nombreuses qu'elles aient pu être, constatent mieux encore le mal qu'elles ne prouvent leur efficacité à le guérir. Quand l'excès du despotisme avait jeté parmi les esclaves ces germes de fermentation, ils écla* taient en révoltes, ou, s'ils ne rompaient point toute digue, ils s'échappaient par mille voies soudaines et imprévues, et quelquefois ils trouvaient pour fuir de plus larges brèches dans l'ébranlement que des troubles intérieurs ou des invasions étrangères imprimaient aux républiques : témoin ces vingt mille esclaves d'Athènes, la plupart ouvriers, fuyant vers les Spartiates à Décélie. La ruse, la force, étaient impuissantes alors ; la ruse : combien plus ingénieux et plus féconds en stratagèmes ne sont point dans les classes asservies la haine du joug et l'amour de la liberté ? la force et les moyens de contrainte : ils provoquaient souvent une explosion d'autant plus terrible qu'elle avait été plus longtemps comprimée. Ainsi il n'y eut point de révoltes dans Athènes, où les esclaves étaient presque
«ô^ov, x&pit|[to6ai T7JV TipLTjv ^v âvï^p«<];aTO.. . . Eî Si ti; àTro^pûi} àv^psico^cv, àx^us Tov 9aTpoéiniv.... àvaottl^civ, ^ ttiv tijàtiv tû x'jpîoi àiro^cuvat. (Arist.
EcQH. II, vers la lin, p. 1552-1555, éd. Bekker.) — Voyez Bœckli, I, 15.
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libres ; mais il y en eut dans les mines de Laurimn, oA ils étaient tenus à un travail plus dur et plus durement. Un jour ils massacrèrent leurs gardiens, s'emparèrent du tatl de Sunium, et pendant longtemps ravagèrent le pejs (33). 11 y ra eut de non moins graves dans Tlle de Chio, l'£tat qui, après Sparte, avait le plus grand nombre d'esclavei, et qui, sans être aussi fortement organisé, prétendait loi contenir de même par des actes de rigueur. Us se soole* vèrent presque tous lorsque, vers 412, les Athéniens vinrent y faire la guerre ; et par la connaissance qu'ils avaient dn lieux, ils firent un mal extrême aux habitants*. Us se a» levèrent encore à une époque peu éloignée de celle dn Sf racusain Nymphodore, qui en conserva le souvenir dm son périple de l'Asie *. Réfugiés dans les montagnes, 3i fondaient sur les habitations où ite avaient été jafii esclaves et les désolaient de leurs ravages. Tous les effiirii des hommes libres avaient échoué contre le talent et la for tune du chef des fugitifs, Drimacus ; ils durent accepterlei conditions qu'il proposa et livrer en quelque sorte tooi leurs biens à sa discrétion. Dans ce traité, Drimacus stqialait pour tous les esclaves : pour lui et les siens, en parti* culier, il se faisait reconnaître le droit de prise dans iooi les greniers, à sa mesure et à son poids, et selon qu'il lu paraîtrait juste; pour les autres esclaves, il ouvrait un asile ou plutôt un tribunal aux fugitifs, accueillant ceux dont les griefs étaient fondés et rendant quiconque avait fui sani raison'. On vit donc, sous la garantie d'un ancien esclave,