Xénoph. Rép, Athén, I
3. Le texte déjà indiqué de Grégoire de Corinthe. (Walz , l. Vil, p. 1283.)
4. On voit seulement qu'ils étaient quelquefois appelés, faute de proches, à servir de témoins dans un testament (Antiphon. Accuui. d'empoisonnement, p. 020). C'est une déro^^ation aux principes, queli loi romaine n'eût point soufferte, et là moins qu'ailleurs.
en recueillirent la tradilion et y donnèrent une sanction nouvelle par leurs exemples ou par leurs paroles. Lysiasne met point en doute l'infaillibilité du moyen, et il en parle avec la simplicité de la conviction ^ Antiphon, dans son discours pour un danseur, mettait hardiment en contraste les deux natures libre et servile, et les moyens de leur faire rendre témoignage : pour l'homme libre le serment, pour l'esclave la torture, « qui en tire nécessairement la vérité, lors môme qu'elle doit lui coûter la vie, parce que le sentiment de la douleur présente agit avec bien plus de force que la crainte du mal à venir ^ » Mais entre le serment de l'homme libre et la torture de l'esclave, mis en parallèle par Antiphon, que choisir en cas de partage? Cela ne fit jamais un doute. Isocrate, terminant un discours contre Pasion qui avait refusé de soumettre à la question un de ses esclaves, disait aux juges avec Tassurance de n'èlrepas démenti : <x Je vous ai toujours vus, dans les causes privées et publiques, estimer que rien n'est plus sûr et plus vrai que la torture, et penser que les témoins peuvent fort bien arranger une déposition controuvée, mais que la torture révèle au grand jour où est la vérité' ? » Et Isée dans une situation analogue, développant la même pensée : « Qu'il s'agisse des citoyens ou de TÉtat, disait-il, vous croyez fermement que la torture est le plus sûr moyen de preuve; aussi, lorsque vous avez sous la main des esclaves et des hommes libres, et que vous voulez éclaircir un point contesté, vous ne vous servez pas des témoignages des hommes libres; mais, appliquant les esclaves à la question, vous