‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 318 sur 366 · Démosth. c. le faux tém. Stéph. p · texte numérisé non relu

Démosth. c. le faux tém. Stéph. p

6. Voyez M. Curtius cité plus haut. — Timothée avait pour trésorier

fois, en dciTieurant libre, et cùlail pour le maître un moyen de le retenir à son usage, dans la mesure de ses besoins, sans conserver la chaîne de Tentrelien ordinaire'. La loi, qui protégeait les esclaves contre les abus de la puissance du maître, devait aussi protéger les affranchis centime les excès de leurs patrons. Ils pouvaient adjoindre à ce tuteur légal (zpcTraTtjç) un surveillant (exi-rpoxsç), sorte de subrogé tuteur qui, moyennant quelques se^ vices, devenait leur appui au besoin*. Quant aux droits légitimes du patronage, la loi en maintenait l'observation avec la plus grande rigueur. L'action d'apostasie se donnait contre les affranchis, comme celle d'a/>ros/a«ie contre les métèques accusés d'ingi*atitude ; elle se portait devant le poléniarque et était jugée par les membres de la tribu du patron. Dans ce procès, tout le monde, étranger ou citoyen, pouvait porter témoignage. Si l'affranchi était déclaré coupable, il retombait dans resclavage ; il pouvait être vendu ou chargé de fers. S'il triomphait (et le jugement dans ces conditions ne pouvait pas être suspect de partialité en sa faveur), le patron perdait tous ses droits dont il avait fait un inique usage*.

un affranclii. (Déin. c. Timoth. p. 1187.) L'intendant Milyas, dont il est question dans un des discours contre Aphobus (p. 819), était aussi un affranchi.

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