Piaule, Mil. gloi\ Wl i
2. Petit, Lois aUiques, 11, vi, 8. L^affranchi avait action contre le patron qui le troublait injustement dans la jouissance de sa liberté, (^ela résilte.des garanties mêmes données au patron dans le cas où il sévi! contre rallranclii infidèle à ses obligations. (W'escher et Foncart, Inscr, recueillies à DelpheSy n"5i, 56.)
3 Petit, Lois attiques, 11, vi, l) et 10, et les textes qu'il a cités. Cf. Valère .Maxime, H, vi, 0. \ .Marseille raffranchissement pouvait être révoqué, pour cause d'ingratitude, jusqu^à trois fois. A la quatrième faute, la loi se tnsait et cessait de protéger le maître, qui ne défait plus accuser que sa propre indulgence. (VaL Maxime, ihid. 1,)
DE L'AFFRANCHISSEMENT. 5i
L'affranchissement établissait donc une condition moyenne entre l'esclave et le citoyen. Il lirait plutôt de la servitude qu'il n'élevait à la pleine liberté*. L'esclave libéré pouvait bien dépouiller les insignes de lesclavage, laisser croître ses cheveux *, allonger son nom sous une forme plus noble : un Sléphanus s'appelait Philostéphanus; Tromès, le père d'Eschine, Atrométès; Simon prenait le poétique nom de Simonide, et Sosie le nom belliqueux de Sosistrate^ Mais il n'en restait pas moins en dehors de la société vraiment libre, tenu encore sous le double joug du patron et de l'Élat.
Toutefois ce joug pouvait être de part et d'autre adouci.
Celui qui avait partagé la confiance de son maitre» dirigé les opérations de son commerce ou l'administration de ses biens, ne pouvait pas trouver dans l'affranchissement une condition pire que dans Tesclavage. Le maitrc lui faisait, dès lors, une position d'où l'un et l'autre pouvaient tirer des avantages ; et il arrivait même qu'il lui laissât, en mourant, une partie de sa fortune, la tutelle de ses enfants et la main de sa femme : pour sa femme, il la lui donnait quelquefois, vivant encore; on en trouve dans les orateurs plusieurs exemples. Ainsi Phormion,
1 . 11 ne faut pas sVn rapporter à Plaute jusqu'à prendre à la lettre ce qu'il fait dire à Dordalus, parlant d'une courtisane qu'il vient d'affranchir (Pers» IV, ui, M\) :
Summe probus sum, Icpidus civis, qui atticam hodie civitateni Haxumam majorem feci atque auxi civi femina.
Ici nous retrouvons le Romain : l'affranchissoment n'avait point à Athènes un effet aussi complet.