‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 321 sur 366 · Kœliler, Inscr. atticœ, t. II (1877), n · texte numérisé non relu

Kœliler, Inscr. atticœ, t. II (1877), n

ti. Arislopli. Gren. 705.

5. Lycurgue c. Léocr. p. 170, et Dion Clirysosl. XV, p. 240, 1. ii. Ceux qui mouraient éUûent admis aux honneurs de la sépulture publique, et leurs noms étaient inscrits sur les cippes. Ces inscriptions, dit Pausaniiis, portent que les esclaves avaient combattu vaillamment avec leurs maîtres. (Pausan. 1, xxix, 7.) Les esclaves combattirent pour la première fois à Marathon et les noms de ceux qui périrent furent inscrits avec ceux des Platéens sur les stèles funéraires. (Pausan. I. xxxn, 3.) A l'exemple de Miltiade et de Fausanias, DiaDUs, chef des Achéens, affranchit les esclaves pour combattre contre Metellus (VU, XV, 7) et nous eu avons dit Tissue fatale (ci-dessus, p. 19(5). Aristonic,

occasions, ceux qui n'appartenaient point à la république étaient rachetés de leurs maîtres et inscrits, avec les autres, parmi les nouveaux citoyens ; on nommait ces derniers PlatéenSy depuis le décret qui avait jadis conféré le droit de cité aux habitants de Platée, venus au secours d'Athènes à la bataille de Marathon.

Peul-être même, à ce dogré, la jouissance des droits civils et politiques n'était-elle point encore complète. Démosthène, dans un discours où son assertion pouvait être, il est vrai, inspirée par les besoins de la cause, prétendait que Pasion, comme nouveau citoyen, n'avait pu faire un testament, selon l'esprit de la loi de Selon*. Dans un autre discours, il rappelait, avec plus d'autorité, que les nouveaux citoyens ne pouvaient aspirer ni à l'archontat ni au sacerdoce, et les Piatéens eux-mêmes avaient été soumis à la rigueur de cette loi ". Cetle faveur, c'est-à-dire la plénitude des droits de la cité, n'était accordée qu'à leurs enfants, nés d'une citoyenne'. Ainsi la ti^ce de nouveauté ne s'était effacée de leur sang qu'à la seconde génération ; et ce n'était point seulement par ce refus de privilège qu'on rappelait aux anciens esclaves la chaîne qu'ils avaient dé-

nis naturel d'Eumène, quand il voulut relever le royaume de Pergame, arma aussi, avec promesse de liberté et sans plus de succès, les esclaves. (Slrabon, XIV, p. 64(5.)

i. Démosth. Contre lefauxtém, Stéph, p. 1133.

2. fl Hippocrate a dit qu'à partir de ce jour les Piatéens soient citoyens d^Athènes, habiles aux charges comme les Athéniens, et participant à tout ce qui est commun aux Athéniens, des choses sacrées ou profanes, excepté au sacerdoce ou au culte particulier des familles, ainsi qu'aux dignités d'archontes; mais leurs enfants y auront droit. Que les Piatéens soient répartis entre les dêmes et les tribus, et qu'après cette répartition aucun Platéen ne puisse devenir citoyen d'Athènes sans une décision du peuple athénien. » (Dém. c. Néasra, p. 1380-1581.)

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