‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 322 sur 366 · md. p · texte numérisé non relu

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posée. S'ils étaient riches, et surtout s^ils avaient ambitionné par vanité le rang de citoyen, on se plaisait à mettre à Tépreuve cette jeune capacité politique, en raccablant de charges. C'étaient honneurs sur honneurs, et liturgies sur liturgies; chorège, triérarque, on ne leur enviait aucoa de ces litres dont les pbligalions coûtaient des somma énormes, car ils devaient s'en acquitter dans la roesoR de leur fortune et de l'exigence de la multitude. lisex, dam cet autre discours, l'histoire des tribulations d'ApoUodorei lils du banquier Pasion et nouveau citoyen, pendant si triérarchie : enrôlant à grands frais des matelots qui pmsaient à d'autres, faisant des avances qu'on ne lui roih hoursait pas, payant toujours et toujours pillé, et n'obtenant d'autre réponse à ses réclamations que le dédain et b proverbe : « Tu l'as voulu, la souris a goûté à la poixK t Cette faveur était-elle bien commune? Démosthéne le plaint amèrement, dans un discours, de la fadlité avec laquelle on la prodiguait, comme chose vénale, i des hommes perdus, « fils ou petits-fils d'esclave*. » Le reproche est peut-être exagéré quant au nombre, mais il l'est moins quant à la qualité des personnes admises à ce rang. Le peuple, toujours avare de son privilège, ne se montra pas aussi jaloux de sa dignité ; il voulut même, pour flatter Antigène, donner le titre de citoyen à un de ses esclaves ; à quoi Antigone répondit : « Je ne voudrab pas fouetter un Athénien', d Des hommes obscurs en furent revêtus : un joueur de balle pour son talent, un ma*

i. Démosth. c. Poîyclès, p. 1208-1215.

2. NOv ^i, Ci av^pt; ÀOr.vxtbi, çOosou; àv0;ciircttc, oîxorpt^wv cttfttpcSiCi Ti|&^ «tanip à/.Xcu Tivo; tûv ùvîtiv XoL^tvt^Ttç «oitr<iet iroXtTot;. (Oélll. Str Vorgan. de VÈtai, p. 173, 1. 16.)

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