‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 335 sur 366 · Polit. IV · texte numérisé non relu

Polit. IV

daient au nom des devoirs de la vie libre, Épicure le réclamait pour le ministère de la voluplé. L'épicurien non moins que le Spartiate voulait ùlre servi ; et Ton sait si ces méprisables besoins pouvaient apporter quelque réforme aux abus de Tesclavage. Pour le stoïcisme, qui n'avait que faire de l'esclavage, à quel tilre lui eûl-on demandé de le supprimer ou de le réduire? Le bien pour Zenon, c'était de vivre conformément à la nature* ; la nature, il la trouvait en tout, et une sorte de fatalité entraînait ainsi l'homme dans le mouvement des choses où il était placé. Libre ou esclave, il se trouvait en son lieu ; c'était faiblesse égale d'y voir un sujet d'orgueil ou de plainte. Celui donc •qui, dans l'esclavage, savait se résigner, n'élait pas esclave ; et celui qui ne s'y résignait pas était digne de l'être*. Ainsi IVsclavage était maintenu dans la société où on le trouvait; et on le trouvait aussi danç la nature : Zenon avait proclamé esclave tout méchant', et Posidonius vouait à cette condition celui qui, trop faible pour se conduire luimôme, rencontrait chez un plus fort, en échange de ses services, le secours et la direclion dont il manquait*.

Une chose qui aurait dû encore ouvrir les yeux sur

i. Zenon et Chrysippe ap. Diog. Laërce, VII, t, 53, § 87.

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