‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 336 sur 366 · ÉXîuOépw; ^ojXius, 5'oOX:; cS* ^<tii · texte numérisé non relu

ÉXîuOépw; ^ojXius, 5'oOX:; cS* ^<tii

(Ménandre, /r. 270.) 5. Diog. Laërce, VU, § 121. C'était le thème do 1 école cynique, d'où Zenon était sorti. (Diog. Laërce, VI, ii, 0, § G6.) Anlistliène avait fait un traité, probablement dins le même sens, sur la liberté et l'esclavage. (Ibid. VI, 1, 9, § 10.)

i. Posidon. ap. Alhén, VI, p. 203, e.

le caractère réel de Tesclavage, c'est la répugnance de la nature de Thomme à s'y soumettre, ses révoltes pour le rejeter; et Platon Favait cnircvu. Mais re^clavage étant regardé par tous, sinon comme naturel, au moins comine nécessaire dans la situation présente des sociétés* il y aiail Heu de régler la conduite à suivre à son égard ; et, sur ce point, les philosophes se rapprochaient de rhumaoitè, autant qu'on pouvait le faire sans ébranler la constilutioa de Tesclavage. Quel devait être le but de l'homme libre, quel était son intérêt? Prévenir les luttes, les résistances, et, s'il se pouvait, même le mauvais vouloir ; faire que les esclaves employassent les forces de leur esprit et deleor corps à seconder la direction du mattre, bien loin de b contrarier. On ne les voulait ni trop lâches ni trop courageux : « Les uns et les autres sont à craindre », disait Aristote ; « les trop lâches ne supportent point le travail, ni les trop fiers, le commandement ^ » On voulait surtout prévenir parmi eux l'union qui fait la force, et pour cela on conseillait de pratiquer à leur égard un système d'isolement. Isolement dans la famille : point de mariage régulier en tant qu'état général, mais seulement à dessein de récompenser les plus dévoués ou de prendre comme autant d'otages dans les enfants*; isolement dans la société : Platon et Aristote sont d'accord sur ce poini, el pour empêcher qu'ils ne s'entendent, ils conseillent, on l'a vu, de les prendre de longue et de race divei^es'.

i. réér, ^' àv iiY, it:ô; rà fp-^a PiXTiora, aigri ^»i>.à tkr.Ti iv^psîx 17»»'

^it; c'JA cOapy/.i. [ÊcOîl, 1,5.)

2. Xénopli. Écon. ix, 5 (cité plus Iiaut), el>ristote, Écon. t, 5; SvJi xaî èv{^.Yipe6siv Taî; T£xv&:r&uai;.

3. Platon, Loi«, VI, p. 777, d, et Arist. Écon. 1, 5 : Kat a^ xrâ/jftxi ii: £6veT; uoXXcù;, warep xaî £v raï; zsàeoiv, et Polit. IV (7), IX. 9 : T.W

Mais tous, après ces conseils de défiance, recommandaient la clémence et Thumanité envers eux, comme la meilleure politique. Platon, nous l'avons vu aussi, quand il acceptait dans ses Lois la dure et embarrassante nécessité de l'esclavage, comptait surtout, pour l'adoucir, sur les bons traitements : « Traitements qui consistent à être, s'il se peut, plus justes vis-à-vis d'eux qu'à l'égard de nos égaux'. » Xénophon mettait, en quelque sorte, ces préceptes en action dans ses Économiques, Sa bienveillance s'étend à tous les degrés de l'esclavage : « Nous lui inspirions deTamifiô pour nous », dit-il en parlant de la femme de charge, « en noua réjouissant avec elle lorsque nous étions joyeux, en nous affligeant avec elle, si nous avions du chagrin ; nous lui donnions le désir de ménager notre fortune, en la lui faisant connaître, en partageant notre bonheur avec elle ; nous excitions en elle l'amour de la justice, en préférant l'honnête homme au fripon, en lui montrant que le premier vivait plus riche, plus honoré que l'autre. Voilà sur quel pied nous l'avons mise chez nous*. » Et quant aux travailleurs, il oppose le contraste des esclaves enchaînés, si souvent fugitifs, et des serviteurs qui, libres de toute chaîne, ne songent qu*à travailler, et se plaisent à rester auprès de leurs maîtres *. Ainsi l'esclave intendant est presque associé à la famille, l'esclave travailleur n'est point retranché de l'humanité ; c'est par tous les côtés accessibles de l'homme qu'il veut pénétrer jusqu'à lui et enchaîner plus pacifiquement sa nature, par

Sï 'Yt(*>p'fT.ocvTac fxotXtora (liv ^cûXcuc citât, p.xTi cp.cr^uXcu; Trâvraç, {xt<t« Ou-

i. Platon, Loi*, VI, p. 777.

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