epair(i)v ... uapi to Oeivcd, to tuict». (Ibid
Tel devait être logiquement et tel fut, en général, le caractère de l'esclave; tels sont les traits sous lesquels le théâtre ancien Ta représenté. Nous ne parlons pas de la tragédie : la tragédie, qui met en action les scènes de l'épopée conserve à ses personnages une dignité qu'on ne trouvait pas et qu'on supposait bien moins encore dans l'esclave. Quand elle le montre, elle l'élève au ton de ses héros ; et, si elle témoigne elle-même du fond dégradé de sa nature, c'est par quelques allusions indirectes, et non par l'action. Mais déjà, dans les drames satyriques, rattachés par l'usage aux représentations des tragédies, la réalité reparait sans cothurnes et sans fard, et l'esclave reprend tout le naturel de son caractère. Le Cyclope^ le seul qui nous soit resté, nous donne un véritable portrait d'esclave dans Silène S prêt à livrer tous les troupeaux de son maître pour une coupe de vin, impudent, lâche et imposteur, se parjurant par la mort de ses enfants, et cherchant duns la trahison un voile pour ses larcins ^ La comédie devait reproduire, avec non moins de véiilé, ce personnnage; et nous avons déjà signalé, à propos des rapports de maitre à esclave, la part qu'elle lui a faite dans les scènes de la vie privée, rôle qui varie selon le caractère différent de la comédie elle-même à chacun de ses trois âges'. Aristophane, comme en général l'ancienne comédie,
AoûXot.
(Eurip. Cyclope, ^.)