Txetzés, Verê $ur la différence des poètes
n'a point fait de resclave un des principaux acteurs de son théâtre. Dans les Grenouilles, Xanthias n'est, après tout, qu*un personnage d^avant-scène. Cette parade où il figure n*est que le préambule, fort étendu, sans doute, et trèscomique, de ce qui parait être Tobjet de la comédie : la lutte dEschyle et d'Euripide; et même dans le Plutus^yéntnble pièce de genre. Canon qui amène tant d^effets divertissants, n*est point indispensable au développement du sujet. Cependant on retrouve déjà dans les esclaves du poète ces traits de caractère qui dérivaient presque nécessairement de leur condition. Cette sensualité-mère, si je puis m^exprimer ainsi, qu'Euripide a signalée déjà en quelques mots : « le ventre est tout pour V esclave^ ^ » Aristophane Ta décrite avec beaucoup de vérité en établissant le contraste des deux natures, comme Thabilude les avait faites, dans un dialogue où le maitre et l'esclave exaltent chncun à leur point de vue l'excellence de l'argent : « On se rassasie de tout le reste, d'amour, — de pain, — de musique, — de friandises, — de gloire, — de gâteaux, — d'honneurs, — de figues, — d'ambition, — de bouillie, — de commandement, — de lentilles' ». 11 n'est pas nécessaire de distinguer d'une manière plus précise les deux interlocuteurs.
11 serait facile de recueillir, même dans Aristophane, les Irails divers qui achèveraient le tableau : ces habiludes de gourmandise et de vol, cet esprit de ruse, devenu un instincl, celte corruption de la femme, tournée en nature par l'influence de son état, ce frein unique et souvent im-