‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 348 sur 366 · Pseud, 1, V · texte numérisé non relu

Pseud, 1, V

ceau, c'est un gouffre (Xa[jLupov)^ » Plusieurs s*abstenaient cnefTet, et Ton admirait, avec raison, ce prodige de discipline'; mais beaucoup aussi se laissaient aller, sans effort, à la pente de leur nature et détournaient à eux tout ce qu'ils pouvaient de ces jouissances dont on eût voulu les faire les instruments inertes, les impassibles témoins. Ils volaient au marché ; le maître, qui les faisait suivre et surveiller par d'autres dans leurs achats, y gagnait souvent deux fraudes pour une, et, dans les Caractères de Théophraste, le surnom de méfiant^. Ils volaient à l'ofQce, & moins qu'ils ne fussent muselés comme l'esclave du philosophe Ânaxarque^ ils prélevaient sur le repas du maître les morceaux les plus délicats avec de convenables libations'. Étaient-ils cuisiniers? rabstinence eût été inouie... n'était le cas où Aristophane place les deux esclaves de Trygée, dans la première scène de la Paix^. En toute autre occurence et surtout pour les cuisiniers de louage, le vol était de tradition et de précepte : un de leurs chefs en donnait des leçons à ses aides dans les Synéphébes d'Euphron et dans les Homonymes de Dionysus\ Chacun prenait

i. Epicrate et Antiphane dans leur pièce intitulée le Dytpraie (l'es* clave difficile à vendre) ap. Athén. VI, p. 262, c, d. 2. Alhén. ihid.— 5. Théophr. Car. xviii.— 4. Athén. XII, p. 548, h.

5. Nam jam adibo, atque unum quidquid, quod quidem erit belUssimum, Carpam, et cyathos sorbillans paulatim hune producam diem.

(Térence, Ad. IV, ii, 592.)

Il revient très-satisfait de lui-même (V, i. 767) :

^epol, Syrisce, te curasti molliter,

Lauteque munus administrasti tuum.

Abi. Sed postquam intus sum omnium rerum satur,

PiXHieambulare hue libitum est.

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