‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 352 sur 366 · AoùXwv 0901 oiXoû<Ti ^cffircTÛv «Y^vo · texte numérisé non relu

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npôc TÛv éuoiuv iToXsuLOv atpoOvTai p.i'yav.

(Eurip. ap, Stob. Floril. LXII, 16.)

(Vers cité par Hennogène ap, >Valz, Rheior. grœci, 1. 111, p. 19.) 4. Lucien, Calomn. 25, trad. de Belin de Ballu.

49 Lr?Bi L CH.iPmi m.

d^sfor aornebé un pied d^o&ner sacré, s*ciait ^u pvesipe aJMHnfnnné à la «fiaiaétîoa de ses esdates; ei foar k fivRT à la jnalice* leur haine était ^igmOemmét encotepir Famaur de la fiiiffté : car sa ffimfaiiMiikM eatrainait leur affinmghiaaflamit^ Ca esclai« accnsait ainsi PUléelès d^arar célébré les Kptéres éass sa demenre'; ei Lvaas^ d^B ua^uiire procès de ce génie, s'eBorçaût de prévenir les juges contre de pareilles accmalians ea leor flUHitnuit le danger saafaém snr kmles les têles, sioa les laiaaat prévabâr '. Mais coadiien d^anires ic&suauttA les enclaves ne troofaieBl-îIs pas sans s'éloigner da fojer donKstiipie. et sans puiser aiOenrs foe dans lear natme corrompoe. Célût peiLr en efiet» ipie d'attenter par des ▼oies pins ou aoiBS directes aox jours de leur mitre; leur haine ingénieuse avait d'autres coups à loi porter. Jetés avec leurs vîtts an sein de sa famiUe, ibsefiusaieit un détestable plaisr d'y répaudre le déshonneur; et c*éUii pour eux le bonheur suprême, slls pouvaient un jour souiller de pareils outrages josqu^aux derniers regards do moribond, jouissant moins de leur impunité que de Timpuissance de sa rage^

I . « V2iiraî»-je pas été le plus extrar^ant des hommes, de m exposer à trocrfer. pour le rtst^ de mes joars, des maîtres dms mes escbTes. témoms de mes pré^arkatjoos ? En sorte que je n'aurais pa les panir. eni5ent4Is coomiis enTers moi les tetes les plus graTes, poisqn'il aurait été «n leur poorotr de se venger et de se rendre libres en me dénonçant : K^ »t?I; !ar*<mact iÀsMsc^ «i^ttsaAu. (Lvsias, Str n pied doiiwier, p. iTI-'îT5.)

!î. Andoc. Saff* les mfslèrer, p. 8-9.

:rsè: Tir* r»T»Y (des esclares accnsiteurs) ?vx:c« mxzSiJnmiy 9ath

«uyrrrsr s n ô-pialcii tx^nr^auhcx, ts9Z ^»V37«c tkrdk^ ^(ivccm, âuX* ô n

{ejêzz ctr »Tà-> >m«cv7K. (Smr U taerilège de CaUim, p. 187.) 4. Lucien. Le patsagty 11 et 13.

INFLUENCE DE L'ESGLAYâ:G.E. 431

L'affection élanl si rare, la haine si dangereuse, ce que le maître pouvait désirer le plus dans son esclave, c'était cette sorte d'indifférence qui, sans rattacher à sa condition, ne le poussait pas non plus à en trahir perfidement les devoirs ou à en rompre violemment les liens : et il semble que ce soit là qu'ait abouti généralement l'escla- Tage, par une sorte de compromis entre les exigences du despotisme et les résistances des races opprimées ^ Tout en maintenant le droit entier du maître, on souffrait quelque relûchemcnt aux rigueurs de la discipline. C'était la politique d'Athènes appliquée au régime intérieur, et il y avait aussi dans ces facilités un peu de la politique du parasite de Plaute'. L'esclave finissait donc par ti*ouver quelque compensation au poids même de sa chaîne; et l'on ne négligeait pas de le lui faire sentir : « Combien ne

i. Souvent les esclaves ofterts par le maître pour la question étaient refusés par la partie adverse. Craignait-elle leur attachement ou les stipulations secrètes qui auraient acheté leur témoignage T (Cf. Lysias, Sur un pied cT olivier ^ p. 288, et Sur une blessure faite avec prémédilation, p. 178-179.)

2. « On tient les captifs à la chaîne, on met des entraves aux pieds des esclaves fugitifs : très-mauvaises précautions selon moi ; car, si le malheureux voit ajouter à ses maux un surcroit de misère, il n*en a que plus d'envie de fuir et de jouer de méchants tours. D'une manière ou d'une autre il se délivrera des fers. Enchaînez-lui les pieds, il lime un anneau, il fait sauter les clous avec une pierre : c'est comme si Ton ne faisait rien. Voulez-vous garder sûrement un homme, et Tempècher de s'enfuir? Vous n'avez qu'à Tenchainer avec la bonne chère et le bon vin; attachez-le par le museau à une table bien servie. Pourvu que vous lui fournissiez à manger et à boire amplement, tant qu'il en veut, tous les jours, jamais il ne prendra la fuite, eût-il encouru la peine capitale. Pour le garder facilement, voilà de quels liens il faut le lier. Admirable élasticité de ces liens alimentaires ! Plus on les élargit, plus étroite et plus forte est leur étreinte, i (Ménechm. I, i, 3 et suiv.) On reconnaît l'élégante traduction de M. Naudet qui a su faire passer en français jusqu'à l'originalité du texte.

438 LITRE I. COAPITRE Xn.

\aut-il pas mieux, disait Ménandre, avoir un bon mallre que de vivre bassement et misérablement dans la liberté^. » Le travail était imposé forcément, mais la vie était assurée :

Liber si sim, meo periclo vivam, nunc vive tuo *.

Bien plus, le pain ne manquait jamais, et Ton trouvait plus d'une fois Toccasion de se soustraire au travaiL A force d*habileté et de ruse, la sensualité s'était ménagé, dans la dégradation même de cet état, des moments de jouissance ; et Thabilude du vice et de ses plaisirs, gagnant de plus en plus dans ces âmes, allait jusqu'à y étouffer le sentiment de la liberté : «c Beaucoup, qui avaient fui leurs maîtres, une fois libres, retournent au même râtelier'. » Voilà bien le dernier signe de ranéantissemcnt moral. Ce pouvait être, j*cn conviens, Teffct de la misère, effet triste et légitime pourtant; mais c'était aussi, pour d'autres, le résultat d'un coupable abandon. Et dès ce moment resclavage a bien accompli son œuvre : il a été jusqu'à se faire parmi les hommes des natures vraiment scrviles ; il s'est créé une sorte de droit naturel contre h droit de la nature et de l'humanité.

(Ménandre, a/?. Stob. Flon'l. LXH, 7.)

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