‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 354 sur 366 · Athén. XIII, p. 585, c · texte numérisé non relu

Athén. XIII, p. 585, c

3. Voyez, pour ce hideux personnage, toujours avide, toujours parjure, et toujours dupé et battu, les Adelphes et le Pkormion de Térence le CwrculiOf le Rudeiu, et surtout le Persan, le Pœnuluê et le Pundolut

43ê LITtl L CliPITRE UI.

cette wÊmosfhm TÎdéc, en anraient respiré les émanations ÔBpwes, nckelées mi jour par le libertinage d'un prodigoe^ pais affimidiies par ses complaisances ou par son d&dajn. oontinoaient ce qo*on avait fait d'elles. Jeunes encore, elles allaient poor quelque rétribution dans les ieslins, comme danseuses ou joueuses de flûte^; elles se loaaieni an jour, an nuns, à Tannée*, ou bien attiraient chez elles les libertins, arec plus de profit encore ' ; mères, dles Tendaient la pndenr de leurs enfants, et, de cet argent détestaUe* eUes achetaient, pour la débauche, les petites filles qn*eUes ne pouvaient ravir : dignes compagnes de cette béte impure que Plante nommait si jast^ ment, pour son esprit de rapt et d'hypocrisie, « chat ravisseur de vîciges, » fêles rirginaria *.

de Pbnte. Id oncore Ptaote et Térenoe avaient leurs modèles dans le tiiéitre grec lodqieDdamiDent des aUQskms éparses dans diverses comédies, trois pi^es d'Anaxilas, dT obole et de Posidippe araient le titre de n?ç>coc«xs; (életeur de amriitanes oo leno). Yoy. Athénée, Q, p. 585, ^ct 571, f; 111, p. 108, d; lY, p. 154, f.)

\. Voy. Aristoph. et Plaute. Epidic. Ilf, u, 551, et i?, 477. Q. Ludeo. Dialogue des œurtisanet^ \o, etc.

3. Piaote, Asin, lY. i, 750 et suit. EUes stipulaient quelquefois U condition d^étre ramei.ées cbei elles, à l'expiration de leur leoipsde service : ut rerehatur domum uhi ei dederil opéras. (Bacch. 1, i, 10.) On sait les fortunes prodigieuses des Laîs. des Phryné, etc. Phryné avait proposé aux Thébains de rebâtir leur ^ille, renversée par Alexandre, à la condition que le souvenir en serait consacré par une inscription. (.\thén. XIII, p. 591, c.)

5. Témoin Nésra, que Stéphanus faisait passer pour sa femme : elle les rançonnait comme amants, et Stéphanus comme adultères. (Dém. c. Néœra, p. 1559. Cf. le personnage de Phronésie, dans le TruadenUu de Plante.)

4. Piaule, Pers. VI, ix, 742. Cf. Rudens, III, m, 657. Voy. Cléérèle dans VAsinaire, et la vieille courtisane dans la Cutellaria de Plante; et. pour les modèles grecs, Alexis, ap. Atbén. XUI, p. 568 et 595, A etc. Trois oo quatre de ces misérables qui exploitaient même des feounes

Mais Tesclavage n*était pas seulement funeste aux esclaves, il le fut aussi aux hommes libres qui les avaient asservis, et vengea ainsi la nature outragée.

La race libre imposait aux esclaves mille sortes de services, privés ou publics. Mais de tels services, tout gratuits qu'ils paraissent, n'étaient point sans retour : el plus d'une fois les poètes, considérant tous les inconvénients de cette institution, maudissaient l'esclavage : « Il n'y a pas de charge plus grande, disait Euripide, pas de possession plus mauvaise et plus inutile ^ » Et Ménandrerqui avait tant exalté le prix d'un esclave fidèle, s'écriait dans une autre circonstance : « Rien de pire que l'esclave, même le meilleur'! »

L'influence de l'esclavage se manifestait par des effets directs et indirects sur les classes dominantes, et elle se marque par des symptômes analogues dans l'homme, dans la famille, dans l'État.

Elle altéra, dans l'homme libre même, le sentiment moral. L'homme commande sans dégradation à la brute^ parce que la brute lui est naturellement soumise. Mais une

libres furent mises en un sac et jetées à la mer par Cléomène. (Théopompe, ap. Athénée, X, p. 442 /, et 443 a.)

(Eurip. ap. Stob. Floril. LXII, 11.) Et encore :

OUX foTtV à'/Jkç fU?C&V, CÙ^i ^ÛULXOt

Krii^tç xeucCttV, ou^' ÂvMfiXcortpa.

{Ibid. 12 et 14.) 2. AouXou <^è Xi^pcv cO^cv cû^è tcû xxXcû,

(Ménand. Sent, mono$t, 133, ap. Heineke, Fragm. eom.t Vf, p. 3 M.)

«a LltBI L CHIPITBI 111.

pareille autorité sur des êtres qui lui sont égam tend d'aotant pfas à Teicës qa'eUe est moins utureUe ; et Ton n'ose p<Hnt d'an semblable poaToir sans danger pour soiméme. Ces posaons nuaTaises^ qui ont bescMii d*£tre oon- Imnes par le respect des antres comme par la raison, perdant an de kars fireins, s^affiranchissent plus ÊM^ile» ment de l'antre ; et elles poossent an mal par une pente d'autant plus rapide que 1 escbiage est placé plus bas. Aîna se dérdoppèrent dans le maître^ en tout temps, ces fîces qui pistent particulièrement le caractère de Texcès de pouvoir d'une personne envers une autre, la colère, rinfime luxure. Pytbagore disait i son fermier n^igent : a Je te lifrerais au supplice, si je n'étais irrité* v ; et liaton tenait son bilon leré sur un eschTC en faute* jusqu'à ce que sa colère fât tombée. Yoilà deux exemples de modération, mais on allait les prendre Uen haut; et, pour la continence, à l'égard de ces femmes dont on toit maître, même dans ces régions supérieures de la sagesse, était-on bien assuré d'en trouver toujours des modèles accomplis? Là disparaissait d'ailleurs toute trace de riolence; car quelle résistance la nature corrompue de l'esclave fit-elle jamais à de semblables penchants ? L'occasion multipliait le vice, l'habitude en masqua les dehors, et la morale, qui n'en déniait pas le droit, en toléra l'usage. Ainsi le désordre était devenu général, ou, pour mieux dire, le vice était entré dans l'ordre même de la vie des hommes libres. Le père, complaisant pour toutes les fantaisies de son fils au sein de la famille domestique, était trop heureux qu'il n'allât point se ruiner au dehors, et l'étranger trouvait une complue sous le toit qui l'avait accueilli:

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