‹ Histoire de l'esclavage dans l'antiquité (volume 4)Chapitre 359 sur 366 · Platon (le Comique), ap. Âlhén. III, p. 103 c · texte numérisé non relu

Platon (le Comique), ap. Âlhén. III, p. 103 c

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se recoostifiait sur one base plus large, comme partie d'âne bmille commone, c*est-à-dîre de l'État. Telle était, quant à la fiunille, la natnre des institutions de Lycurgae ; teOe^ la forme que Pbton lai rêvait dans sa république idéale. Pourtant ni la sévère discipline du législateur de Sparte, ni le génie du philosophe athénien, ne purent en supprimer les vices qu>n y substituant de bien plus graves abus. Quant aux particuliers, Thabitude de Taillé civile n*dta rien a leur despotisme domestique ; on les vit même d*autant plus abandonnés à tous leurs mouvements de brutalité envers leurs esclaves qu'ils étaient plus sé?èrement contenus les uns envers les autres par la loi : témoin Sparte encore.

Mais, si Tesclavage avait, dans ces limites, des inconvénients que la forme même des constitutions politiques ne pouvait corriger, ofGrait^iK en compensation, aux États eux-mêmes quelque avantage? On le croyait ainsi. Dans l'ensemble des besoins qu^imposent la vie et le gouve^n^ ment d'un peuple, on faisait un partage selon la dislinction reçue entre les esclaves et les hommes libres : aux uns, le corps et ses besoins, aux autres l'intelligence el ses droits ; aux premiers, les fonctions nécessaires à Tentretien de la vie matérielle, aux seconds les fonctions diverses de la vie politique, el c'est sur le travail grossier des esclaves que reposaient les loisirs dont l'homme libre avait besoin pour s'occuper exclusivement des nobles travaux de TÉtal. C'est encore là ce que nous avons tu à Sparte ; c'est également ce qui, jusque, dans Athènes, sous des formes plus ou moins explicites, occupait entièrement la philosophie appliquée à la politique.

Vne difficulté restait pourtant : cette base sur laquelle on faisait reposer la constitution des républiques, corn-

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ment l'assurer ? De quelque manière qu'on cherchât à l'asseoir, il restait toujours dans la solution du problème une inconnue terrible : la volonté, libre jusque dans Tesclavage, force puissante qui savait se faire égale, supérieure même, aux plus puissants moyens de répression; et qui pouvait alors garantir contre toute secousse ce fragile équilibre ? Plus d'une fois, en effet, la révolte le rompit, comme nous l'avons vu, au temps de Drimachus à Chio. L'esclavage, rendu si fort par l'effet même de l'oppression, pouvait, d'ailleurs, en certaines circonstances, trouver aide pour le rompre. Il profitait de toutes les révolutions intérieures, se prêtant avec la mémo ardeur aux conspirations de palais ^ ou aux mouvements populaires, comme on le vil à Syracuse, à Corcyrc*. Ces instruments, réclamés par les philosophes comme nécessaires au maintien des liberlés publiques, furent toujours, en effet, des instruments tout prêts pour le despotisme. Ils servirent, par tout, avec empressement, et la tyrannie et la démagogie, cette tyrannie aux mille têtes, usant de l'impunilé de l'une et des faveurs de l'autre ; et Arislote lui-même a Lien dû le reconnaître \ La haine des esclaves secondait trop bien la politique du tyran, homme ou peuple, contre les riches; la vengeance du tyran s'accommodait trop volontiers de leur brutalité : témoin Omphale abandonnant aux esclaves les filles des plus nobles Lydiens pour venger sa propre

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