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(Eurip. Éleclr. 632.)
2. Hérod. YH, 155 ; Thuc. III, 73. La généralité du fait semble résulter de l'exception qu*Âristote signale en Grêle. (Polit. II, vi, 3.)
3. c La tyrannie n'a rien à redouter des esclaves; et les esclaves, pourvu qu'on les laisse vivre à leur gré, sont cliauds partisans de la tyrannie et de la démagogie. » (Polit. VIII (5), ix, 6.)
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injure; et, dans des temps plus historiques, Chéron de Pellëne, disciple de Platon, livrant aux mêmes outrages les femmes et les filles des citoyens qu'il avait proscrits ^ Qu'était-ce quand eux-mêmes se saisissaient du pouvoir, comme cet Athénion qui, maître de TAttique, rappelait le proverbe : « Point d'épée à Tesclave, iav) xotSl \»jK^ai^\ » L'esclave trouvait aussi des auxiliaires dans les ennemis du dehors ' : combien ne devint-il pas fatal à Chio encore à l'approche des Athéniens, qui en soulevèrent tous les esclaves: à l'arrivée de Hithridate, qui leur livra les maîtres eux-mêmes? Et l'historien s'inclinait sur o^ ruine, comme devant un arrêt de la Providence : « Ainsi Dieu a justement puni ceux qui, les premiers, se servirent d'esclaves achetés, quand il y avait assez d'hommes libres pour les besoins du service ^. »
Dans les États qui surent comprimer ces révoltes, ou, mieux encore, les prévenir par un traitement plus doux, l'esclavage eut une autre influence, moins redoutée, mais non moins funeste : il étouffa ou dégrada le travail libre. En vain Socrate, le philosophe du bon sens, demandait-il comment il pouvait être honorable pour des personnes libres d'être plus inutiles que des esclaves ; et pourquoi il serait moins digne et moins juste de travailler que de rêver, les bras croisés, aux moyens de vivre*? Le préjugé dominait l'opinion. Hérodote nous a montré ailleurs com-
i. Athén. XII, p. o!6, a, et XI, p. 509, b. — 2. Ibid. V, p. 214, a.
3. Aristide, 1*' discours sur la Sicile, p. 560 (Dindorf). Deux esclaves révélèrent à Sylla toutes les opérations des habitants pendant le siège d^Athénes. (Freinsheim. suppL à Tile Li?e, LXXXI, 11.)
4. 02ru; auTolc àXndû; to ^aifiovicv ipjiviot, «pÛTCtç xpw*;''^'*^ MviiTtî; av^pam'^ci;, tûv ytoXXûv owrcup^ûv ^tmv *axk rà; ^icucovioç. (Atbéo. TI.
p. 266, f.) Voyez ci-dessus, p. 318.